ALBERT, MARGUERITE
MAIlGUEttITE.
Pour sortir de ce cbiïteau-fort Que lie tous les colés l'eau du lac environne,. 11 fallait un esquif, et mon or me le donne! Viens!., tout est prêt... partons!
ALOEBT, sans la reconnaître.
Non ! attendons encor ; Voici l'instant où sur le lac tranquille Elle viendra!..
MARGUEBTTE, étonnéo.
Qui donc!
Zéila I MARcuEBiTE, ovcc dédain.
Zéda!..
Moments perdus! espérance inulilo !
Ta Zéila ne viendra pasl
Ai.niaiT, douloureusement.
.\li! lu dis \rai! ma main lui donna le trép.is !
MARGUEBITE.
Non! elle e\ist<; encor!
ALBERT, sans l'écouler.
C'est moi qui l'ai frappée !
MARGI'EBIIE.
Elle evisle en ces lieux !
ALBERT, de wème.
C'est moi ipii l'ai fr.qipée!
MARGUERITE
M.iis par elle, \ois-lu, la lliiiinic fut triunpéc...
('."lunii' 1,1 mi ami'! l!n Iraiire! un se !u leur!., RiMlnlphe!.. dans eus lienv la trausiiorla inouranlel
LE LAC DES FIÎRS. 99
Kt |i.mr p.-llc iioiivolle am.intc
Viens nous verser à boire, et songe à ton emploi ;
II nie dûdaif^ne, nioil.. (i;.i lui iloiinai mun cœurl
Amuse-nous!
Non... il ne reiit jamais!., lo Jùpit, la colore
COUPLETS
Ayaiint Irouhlé mes sens!.. Toi seul eus mes amours 1
El pour preuve deruiére,
AiBrnî, les regardant (l'un air égaré et s'adressant à
IuL'ral! je viens sauver tes jours!
Marguerite qui est près de lui.
ALBERT, sans Uii répondre et reprenant le motif de sa
Pourquoi cet air de joie
cavaline.
Dans leurs yeux effarés?
Quand viendront les di'-esses
Sous la pourpre et la soie
Au bord du lae s'asseoir.
Quels sont ces nains dorés ?
Livrant leurs blondes tresses
BODOLPUE ET LE CHOEUR DE SEIGNEURS, à table, ct riant.
A la brise du soir. .
Ah ! c'est charinmt!
y'ARCiEKiTE, le regardant avec effroi et poussant un cri. Albert!.. Ab ! la douleur, la soullVance cruelle
Divertissant!
Ont égaré sa raison! .. MalUeureus!
ALBERT, les regardant toujours et à Marguerite.
Ne me connais-tu pas?
Leur adresse semble occupée
ALDEBT, la regardant attentivement.
Ah! vous n'cMes p.is elle!
A soutenir un verre plein.,.
Ils font bien... sans doute une épée
Serait trop loufde pour leur main.
. MAKGi'ERiTE, acec chaleur.
LES SEIGNEURS, sc levant.
Mais je viens te sauver!
ALBERT, froidement.
Pourciuoi?
Insolent!..
RODOLPHE, riant, et les retenant.
,\h! c'est charmant!
UABGIERITE.
Divertissant!
Quittons ces lieux!
MARGUERITE, has , à .Albert, et voulant le faire taire. Ce sont de gramls seigneurs puissants!
Près de moi tu peux vivre!..
ALBERT
ALBERT, étonne.
J'aime micuï
De grands seigneurs!
Mourir avec elle !
UABGi'tniTE, voulant l'entraîner.
MARGUERITE, de même.
Des courtisans!
Partons... bientôt il ne.6era plus temps : Rodolphe et ses amis... Le voici... je reiilcndii.
ALBERT
Ah! je comprends... oui, je comprends!
ENSEMBLE
LES SEIGNEURS, élevant Icurs verres.
ALBERT, achevant sa cavaline.
Buvons ! buvons il nos maîtresses !
Ah ! la belle soirée !
Buvons à nos exploits galants!
Ponripioi depuis longtenn'S
, ALBERT
Est-elle ilitrOree?..
Buveî. ;i vos bassesses.
Viens! je t'aime et j'attends.
Vous boirez plus longtemps!
MARGUERITE
^Lta menaçatit.)
Sa raison égarée
Houra! houra! sur ces méchants!
Le livre ;i ses tyrans!
Mon àmc est déchirée
ENSEMBLE
De regrets, do tourments!
LE CHŒUR, à Albert.
Tais-toi! tais-toi! silence!
Ou ma juste venge.mcc