‹ Pièces de théâtreChapitre 315 sur 575 · ALBERT, MARGUERITE · texte numérisé non relu

ALBERT, MARGUERITE

MAIlGUEttITE.

Pour sortir de ce cbiïteau-fort Que lie tous les colés l'eau du lac environne,. 11 fallait un esquif, et mon or me le donne! Viens!., tout est prêt... partons!

ALOEBT, sans la reconnaître.

Non ! attendons encor ; Voici l'instant où sur le lac tranquille Elle viendra!..

MARGUEBTTE, étonnéo.

Qui donc!

Zéila I MARcuEBiTE, ovcc dédain.

Zéda!..

Moments perdus! espérance inulilo !

Ta Zéila ne viendra pasl

Ai.niaiT, douloureusement.

.\li! lu dis \rai! ma main lui donna le trép.is !

MARGUEBITE.

Non! elle e\ist<; encor!

ALBERT, sans l'écouler.

C'est moi qui l'ai frappée !

MARGI'EBIIE.

Elle evisle en ces lieux !

ALBERT, de wème.

C'est moi ipii l'ai fr.qipée!

MARGUERITE

M.iis par elle, \ois-lu, la lliiiinic fut triunpéc...

('."lunii' 1,1 mi ami'! l!n Iraiire! un se !u leur!., RiMlnlphe!.. dans eus lienv la trausiiorla inouranlel

LE LAC DES FIÎRS. 99

Kt |i.mr p.-llc iioiivolle am.intc

Viens nous verser à boire, et songe à ton emploi ;

II nie dûdaif^ne, nioil.. (i;.i lui iloiinai mun cœurl

Amuse-nous!

Non... il ne reiit jamais!., lo Jùpit, la colore

COUPLETS

Ayaiint Irouhlé mes sens!.. Toi seul eus mes amours 1

El pour preuve deruiére,

AiBrnî, les regardant (l'un air égaré et s'adressant à

IuL'ral! je viens sauver tes jours!

Marguerite qui est près de lui.

ALBERT, sans Uii répondre et reprenant le motif de sa

Pourquoi cet air de joie

cavaline.

Dans leurs yeux effarés?

Quand viendront les di'-esses

Sous la pourpre et la soie

Au bord du lae s'asseoir.

Quels sont ces nains dorés ?

Livrant leurs blondes tresses

BODOLPUE ET LE CHOEUR DE SEIGNEURS, à table, ct riant.

A la brise du soir. .

Ah ! c'est charinmt!

y'ARCiEKiTE, le regardant avec effroi et poussant un cri. Albert!.. Ab ! la douleur, la soullVance cruelle

Divertissant!

Ont égaré sa raison! .. MalUeureus!

ALBERT, les regardant toujours et à Marguerite.

Ne me connais-tu pas?

Leur adresse semble occupée

ALDEBT, la regardant attentivement.

Ah! vous n'cMes p.is elle!

A soutenir un verre plein.,.

Ils font bien... sans doute une épée

Serait trop loufde pour leur main.

. MAKGi'ERiTE, acec chaleur.

LES SEIGNEURS, sc levant.

Mais je viens te sauver!

ALBERT, froidement.

Pourciuoi?

Insolent!..

RODOLPHE, riant, et les retenant.

,\h! c'est charmant!

UABGIERITE.

Divertissant!

Quittons ces lieux!

MARGUERITE, has , à .Albert, et voulant le faire taire. Ce sont de gramls seigneurs puissants!

Près de moi tu peux vivre!..

ALBERT

ALBERT, étonne.

J'aime micuï

De grands seigneurs!

Mourir avec elle !

UABGi'tniTE, voulant l'entraîner.

MARGUERITE, de même.

Des courtisans!

Partons... bientôt il ne.6era plus temps : Rodolphe et ses amis... Le voici... je reiilcndii.

ALBERT

Ah! je comprends... oui, je comprends!

ENSEMBLE

LES SEIGNEURS, élevant Icurs verres.

ALBERT, achevant sa cavaline.

Buvons ! buvons il nos maîtresses !

Ah ! la belle soirée !

Buvons à nos exploits galants!

Ponripioi depuis longtenn'S

, ALBERT

Est-elle ilitrOree?..

Buveî. ;i vos bassesses.

Viens! je t'aime et j'attends.

Vous boirez plus longtemps!

MARGUERITE

^Lta menaçatit.)

Sa raison égarée

Houra! houra! sur ces méchants!

Le livre ;i ses tyrans!

Mon àmc est déchirée

ENSEMBLE

De regrets, do tourments!

LE CHŒUR, à Albert.

Tais-toi! tais-toi! silence!

Ou ma juste venge.mcc

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