SCÈNE IV
Pour un vassal félon
N'aura pas de pardon!
Les brécédents, RODOLPHE et pus eirs Seigneurs de
RODOLPHE, se moquant d'eux.
SES AMI», Pages eï Hommes d'armes.
Ah ! quelle extravagance!
Vous êtes en démence !
RODOLPHE, apercevant Albert.
Mais vous oubliez donc
Mon esclave:., qui donc osa briser ses fers?
Qu'il n'a pas sa raison ?
Et comment tes cachots se sont-ils cntr'ouvcrts':'
MARGUERITE, bas, à Albert.
Réponds!
Tais-toi! tais-toi! silence!
marguerite.
Redoute leur vengeance !
Hélas! il ne pourrait le dire!
Pour toi point de pardon ;
Peut-être dans le lac et du haut de la tour
Reviens il la raison !
Il s'est précipité dans son alfreux délire!
MARGUERITE, bas, à Albert.
Car il n'a plus sa raison!
Prends garde ! c'est Rodolphe !
KODOLl'lIE.
ALBERT
Qu'est-ce ;i dire?
Ah! c'est Rodolphe!., où donc?
Un fou!., tant mieux! on prétend i\n'k leur cour
MARGUERITE, Ic lui moulraul.
Et princes et seigneurs en ont un !
Devant tes yeux !
d'autres SEIGNEURS.
ALBERT, le regardant attentivement.
C'est l'usage !
Eh oui!., je crois qu'elle a raison!
RODOLPHE
(S'adressant à }lar.juerîle.)
DEUXliiME COUPLET.
Je prends celui-ci pour le mien !
Oui, cet air lourd et gauche, Qu'il croit des plui^gal.ints...
Alors qu'il était sage il ne servait à rien.
El de nous divertir il aura l'avantage !
[Pindaitl ce (finps les pajcj et valets ont apporté à Qiuchc du tlicdlrc U'ic
Ce front, que la débauche
table servie.]
Elétrd plus ipio les ans...
A table, amis ! à table !
LECIlUiLli, riant, excepté Rodolphe.
(.< Atberl.)
Ah! c'est charmant.
Et toi,
Divertissant!
LE LAC DES FEI S
ALBtRT, conliniiant matyré les sit/nes île Maryiicrilc. C'usl l)ieii lui !.. c'est ce nolilc comte... L.i beauté qu'cllraieut ses feu\j En le vo.vaiit, rougU de honte...
Comme roiiu'iraicnt ses aieiix!
EouuLriiE, se levant.
Insolent !
LES AtTiius SEiGNELBS, fiant et le retenant. Ah ! c'est charmant, Divertissant ! -,
M.iUGiiiiiuTE, bas, à Albert.
Il est eaiialile, en ses ressentiments, Des forfaits les plus grands!
.\LBERT, avec iroriie.
Ah! je comin-ends !.. oui, je comprends!
luiDon-nK, levant son verre.
Buvons a nos tiudres victimes!
Buvons à nos exiilôits galants' ALUtRT, avec force.
Non ; Inivez à vos crimes, Nous liuirez plus loiîgtempsi llo'ira!.. houra ! . sur ces méchants!
nuDOLPHE.
Tais-tcii! tais-toi! silence!
On ma jiisle voni;eance Pour un vassal félon N'aiiia pas de pardon!
LES SEiCNErns, riant et retenant Rodolphe. Mais, plus que lui, je pense, Vous êtes en démence!
Mais vous oubliez donc Qu'il n'a pa.s sa raison'/ MAiiGiiEBiTE, bas, à Albert.
Tais-toi! tais-toi! silence!
Redonle sa vengeance !
Pour loi point de pardon; Reviens à la raison !
ALBERT, s'est assis snr nn fauteuil, et mal-jré les menaces lie Roilulphe il continue à chauler. Houra! honia! sur ces méchants !
IKIUOLPUE.
Tu ne te lairas pas!
Tu le venv!.. Eh bien donc! que ton juste trépas. .
(/; arrache des m<tins d'un de ses ijardes une masse d'armes qu'il lève su- .Mt/cri, Celui-ci coittiniic tretnqiiilUment à chanlir, Itololphe ra lui briser ta U'ic, torstitic de la porte à droite sort Zcila. Elle aperçoit la getls d: Itodolphe^ pousse un cri et relient son bras, qui allait frapper.)