QUATUOR
RODOLPHE, ri Zéila.
Ainsi, jusqu'à ce jour, dédaigneuse et cruelle. Vous avez refusé mon amour et ma foi !
ALBEBT- O bonheur !
RODOLPHE, ('( Zéila, lui montrant .ilberl. Mainlenant, vois-tu bien cet esclave Qui nous insulte et (|ui nous brave!..
A toi, son sort!.. Ce front qui n'a pu se courlicr! Sous la baclic sanglante à l'iiLsIant va tomber.
Ciel!
RODOLPHE
Mais, si pins douce ou moins fièrc.
Tu deviens ma compagne, à lui sa grilec entière! Qu'il parte!., je loi rends sa liberté, ses droits... Prononce donc; ses jours dépendront de ton clioiv.
ALBERT
0 sort affreux ! plus d'espérance !
Il vent en vain nous désunir!
Repousse une horrible clémence, Zéila, laisse-moi mourir!
ZEILA.
G sort atTreux! plus d'espérance !
Que faire, hélas! que devenir?
{A Itodolplie.)
Suspends l'elfet de ta vengeance Et laisse-moi plutét mourir!
RODOLPHE
C'est mon arrèl, c'est ma sentence!
Oui, tel est noire hou |ilaisir!
De l'amour ou de la vengeance Le bonheur à moi va s'oll'rir!
.\llons ! allons! il faut choisir!
MARGUERITE
0 sort alfrciix! plus il'espérance !
Que faire, liélas! que devenir !
Mon Dii'u! détourne sa vengeance!
S'd inenri, je n'ai plus (pi'à monrii ! RODOLPHE, «rec impatience.
.\IUins! c'est trop attendre! et je choisis moi-même!
( l ses hommes (l'arnica )
Fraiipez!
ZEILA, rassemblant toutes ses forces.
Nini, non! ipi'il vive!
ALBERT, à part, avec douleur.
Ail! nialli(nni'iix!
BoiMU.PiiE, (/ Albert.
Rends grAce à ma boulé suprême !
Va, so'is libre!.. Cu jour verra combler mes vœux!..
LE LAC DES FEES
ENSEMDIE.
[Èlotivementvifel animé) RODOLPHE ET MABCIEBITE.
Enfin, non snns peine, La belle inliumaine.
Sous I '„ I lois enchaîne
Elle et ses amours 1
T , . ' mon 1 Tel est i ! usaire,
( son ) ' '
Et la plus sauvage,
Comme la plus sage,
Lui } '^^'^'^ toujours.
ALBERT
Clémence inhumaine.
Qui brise ma chaîne! Qu'en mon cœur la haino Succède aux amours!
Je sofs d'eschnage, Et bientùt ma rage, Vengeant mou outrage, Tranchera mes jours!
ZEILA.
0 mortelle peine !
0 prière vainc !
Le destin m'eucliaioe, Hélas! pour toujours!
Du moins île sa rage Et de l'escla\age L'hymen qui m'engage A sauvé ses jours!
'Rodolphe tnrt par la gauche; des dames du château emmènent Zéita par la droite, Jlbert et Marguerite restent seuls.)