‹ Pièces de théâtreChapitre 318 sur 575 · QUATUOR · texte numérisé non relu

QUATUOR

RODOLPHE, ri Zéila.

Ainsi, jusqu'à ce jour, dédaigneuse et cruelle. Vous avez refusé mon amour et ma foi !

ALBEBT- O bonheur !

RODOLPHE, ('( Zéila, lui montrant .ilberl. Mainlenant, vois-tu bien cet esclave Qui nous insulte et (|ui nous brave!..

A toi, son sort!.. Ce front qui n'a pu se courlicr! Sous la baclic sanglante à l'iiLsIant va tomber.

Ciel!

RODOLPHE

Mais, si pins douce ou moins fièrc.

Tu deviens ma compagne, à lui sa grilec entière! Qu'il parte!., je loi rends sa liberté, ses droits... Prononce donc; ses jours dépendront de ton clioiv.

ALBERT

0 sort affreux ! plus d'espérance !

Il vent en vain nous désunir!

Repousse une horrible clémence, Zéila, laisse-moi mourir!

ZEILA.

G sort atTreux! plus d'espérance !

Que faire, hélas! que devenir?

{A Itodolplie.)

Suspends l'elfet de ta vengeance Et laisse-moi plutét mourir!

RODOLPHE

C'est mon arrèl, c'est ma sentence!

Oui, tel est noire hou |ilaisir!

De l'amour ou de la vengeance Le bonheur à moi va s'oll'rir!

.\llons ! allons! il faut choisir!

MARGUERITE

0 sort alfrciix! plus il'espérance !

Que faire, liélas! que devenir !

Mon Dii'u! détourne sa vengeance!

S'd inenri, je n'ai plus (pi'à monrii ! RODOLPHE, «rec impatience.

.\IUins! c'est trop attendre! et je choisis moi-même!

( l ses hommes (l'arnica )

Fraiipez!

ZEILA, rassemblant toutes ses forces.

Nini, non! ipi'il vive!

ALBERT, à part, avec douleur.

Ail! nialli(nni'iix!

BoiMU.PiiE, (/ Albert.

Rends grAce à ma boulé suprême !

Va, so'is libre!.. Cu jour verra combler mes vœux!..

LE LAC DES FEES

ENSEMDIE.

[Èlotivementvifel animé) RODOLPHE ET MABCIEBITE.

Enfin, non snns peine, La belle inliumaine.

Sous I '„ I lois enchaîne

Elle et ses amours 1

T , . ' mon 1 Tel est i ! usaire,

( son ) ' '

Et la plus sauvage,

Comme la plus sage,

Lui } '^^'^'^ toujours.

ALBERT

Clémence inhumaine.

Qui brise ma chaîne! Qu'en mon cœur la haino Succède aux amours!

Je sofs d'eschnage, Et bientùt ma rage, Vengeant mou outrage, Tranchera mes jours!

ZEILA.

0 mortelle peine !

0 prière vainc !

Le destin m'eucliaioe, Hélas! pour toujours!

Du moins île sa rage Et de l'escla\age L'hymen qui m'engage A sauvé ses jours!

'Rodolphe tnrt par la gauche; des dames du château emmènent Zéita par la droite, Jlbert et Marguerite restent seuls.)

Page 1