MARGUERITE, ALBERT
ALBERT, se, /efant sur le fauteuil adroite, et rêvant. Elle est en sa puissance!., et la fille des cieux Va s'enchainer à lui par d'invincibles nœuds!.. Au prix de mon bonheur et de toute ma vie, Et dussé-je à jamais renoncer à la voir. Si je pouvais la rendre au ciel!., à sa patrie! Et retrouver ce voile' .. son pouvoir, Son talisman ! !
MARGL'EBiTE, qui s'est approchée lie lui et qui vient d'entendre ses derniers mots, s'appuie sur le dos du fauteuil et lui dit :
J'entends ! un voile!
Caché, là... sur ton cœur!., un précieux tissu! ALBERT, vivemeitt.
Qui te l'a dit'.'
MARGUERITE
Eh bien! i(u'en ferais-tuî ALBERT, de même.
Si mon ange, si mon étoile Me le rendait... D'un infâme tyran Je lue vengerais !
MARGUERITE, l'approuvant.
Bien!
(Froidement.)
El si ce talisman Était entre mes mains!
ALBERT, hors de lui.
Mon sang, ma vie cutiére Ne pourraient pas m'acquitter envers loi ! 0 Marguerite! écoute-moi!..
Marguerite, entends ma prière!
Ce voile... au nom du ciel! ce voile, rends-le-moi! Et je jure...
MARGUERrrE.
Déjà, ne m'as-tu uas tiahie'?
ALTERT.
Quelles preuves alors te fud-il de mafoi'i' Drdonnc, et sur-le-rliamji tu S('ras obéie!. MABcruRiT;-', invement.
Ali! que dis-tn'.' t.ds-toi!.. tais-toil Rodolphe, impatient de sa belle conquête, Presse de son hymen la poiu|ie qui s'aïqiréti;!