SCÈNE VII
COQUEBERT, LA M.\RQri?E.
LA MARQUISE, faj l'cçu voli'e lettre, et j'accours!
COQUEBEiiT. Mus, dcpuis que je vous l'ai écrite, cela ne va pas mieux. Ce Caluchet est plus obstiné que jamais, et ne cédera pas!
LA MARQUISE. C'cst cc quc uous veiTOUS ! Je suis tranquille maintenant; aussi, pendant que tous i.cis parents sont rassemblés à l'hôtel de Blansac pour le mariage de mon neveu , je veux, sons le nom et les habits (pii lui apparliennent, présenter moi-même ma petite-lille à sa nouvelle i'aniillc... Mes femmes de chimbre sont là qui l'attenvient!
COQUEBERT. Vous avcz douc quelques preuves ?
LA MAUQUiTE. Oui , unc lettre de quelques lignes, retrouvée ce matin seulement au milieu des papiers du général, et qui, en 18IS, lors du retour de l'ilc d'Elbe, lui avait été adressée par sa femme!
coguEiiEKT. El cette lettre vous dit laipielle de <es deux jeunes filles est votre enfant?
LA MARQUISE. Nou ! uiais elle me donne du moins un moyen de la reconnaître!.. Où est (ialucliel?.. Vous m'avez écrit qu'il élait ici...
cuQUEiiERT. H n'y est plus'.. Et même, d'après cc que j'ai entendu là , tout à l'heure , grâce à des protections qu'il a, je ne sais comment, il compte enlever ses deux filles !
LA MARQUISE, aveccjfroi. Ali!., tout .serait perdu!., et s'il les l'uimèiie... .s'il les dérobe à mes regards...
coQLEbEUT. Elles sont encore là... dans mon ciliinet..
JEANNE ET JEANNETON
LA MAROU'SE, has, et vivement, à Coquebert. Courez chez M. de Blaiisac, mon neveu... dites-lui qu'une importante affaire m'empêche d'assister à son mariage! Mais que l'on parte sans moi... Je le lui demande... je l'en prie en grâce !
coQiT.BERT, s' inclinant .Oui , Madame. {Il sort parla porte du fond.)