SCÈNE III
Les rnÉcÉDENTS, TERÉZINE, rentrant par la porte à gauche.
TÉRÉziNE. Monsieur le vice-amiral est servi dans la salle du rez-de-chaussée.
M. DE BRIENNE, souHaut. La chambrc d'hûimeur qui donne sur le jardin !
TÉRÉZINE. Et du jardin... on peut remonter par la terrasse dans la chambre de ces dames, qui est juste au-dessus.
IRÈNE, à son père. Ce sera commode! vous viendrez nous dire bonsoir !
M. DE BRIENNE, à demi-voix. Mieux que cela!., vous faire mes adieux.
IRÈNE. 0 ciel !
M.DEBRiENNE. Sans l'avoucr àtalante, àquijc veux épargner ce moment-là... à cause de ses crises nerveuses! mais à toi, qui as de la force... je peux te le dire : je pars cette nuit.
IRÈNE
mi.NE. Vous, mon p.'i'c'
M. DE rniEisM;. J\'ii ai reçu rm'ilic. Il faut (|iii' demain soir, i;ous soyons en vue de Gènes! ainsi donc (|nand voih vous éveillerez... nous aurons mis à la voile! (.-1 Irène qui porte samain à ses ijcux ) Allons, allons, ai'je eu tort de compter sur ta fermeté?
IRI;^E, Non, mon père !
M. DE BRiEN.NE. C'est à toi d'cii donner à ma sœur, et d'clrc en mon alisencL% sa consolation et sa fiUo !.. et si jamais lu cessais do mériter son an'ection ou la niicnne... tout serait fini pour ton vieux père!..
IRÈNE. Qu'osez-vous dire? est-ce que c'est possible!
M. DE BuiEJiNE. Non ! non ! que veux-tu !
Air du Fumisle.
Ma f.iiljlosso est bien naturelle!
Mais quand il faut quitter son enfant, Tout vous effraie, et c'est jioui' elle Qu'on devient timide et tremblant!
IRÈNE
Allons donc, quel enfantillage!
A mon tour, je vais vousgiondcr!
Vous qui m'ordonniez le courage !