SCÈNE V
Les PRÉCÉDENTS, LE COMTE ANNIBAL DE ROI TfK- VILLE, LE CHEVALIEU DE MO.NTAUAN.
ANNiBAL, entrant par le fond. La fille et les g.ireons cil avant! et qu'on se dépêche de nous servir.
DE CLERMONT, sc retournant. Le chevalier de Montaraiiavcc qui j'ai été élevé! le comte Annibal de Boutteville !
ANNIBAL ET LE CHEVALIER, l'uperccvaid . Heui'i de Clerniont !
TÉaEziNE. Us se connaissent.
ANNIBAL. Quel plaisir de se retrouver sous le beau ciel de la Provence, moi, votre guide, votre précepteur! [Montrant de Clermont.) car le vieomle est un de mes anciens élèves. Un élève qui m'a fait honneur dès les premiers pas!., le voilà lancé ! «luant au ehevalier... c'est différent, c'est un nouveau.
LE CHEVALIER. Oiii , j'aî commcucé !
DE CLERMONT. Cadet de famille , je sais qu'on le destinait au couvent, il avait même commencé ses études pour cela.
ANNIBAL. Oui, mais il a eu des chances. La mort de son frère aini' lui permet de troquer le froc contre l'uniforme.
LE CHEVALIER. Jc vcux èli'o uiariu !
DE CLERMONT, souriunt. Et mauvais sujet.
IRÈNE
DE ctERMONT. Irèna!... I.èi.;, -olre main dans la rnionne ! — Acte i, scène 16,
ANxip.Ai,. Pour le preuiiT arliclp, il vii^nt s'adresser à r.iii)ir;iiil(' (]>• Tmiloii.
Di; ci.iRMONT. Et pour le second , au cniiilo Aimibal de Biiutl. ville ! Il est en bonnes mains !
AXNiB\i. Il pouvait plus mal tinibii! .le l'ai rencoiilro à Marseille sur la Cannebière. Nous avons fait route ensemble, et depuis quinze lieues seulement que je m'oecupe de son éduiation...
LE CHEVALiEu. C'est étonnant ; ce que j'ai fait de chemin !
ANNuiAL. Tout dépend des commencements et des premiers prineipes.
i.E r.iiEVALiEit. Viennent après cela trois mois de campaïiic contre l'Angleterre...
ANMiiAL Et d Sera e<pin|ilet.
DE CLEitMO>T. .Ml çii , uous soupous ensemble.
ANMUAL Tous les trois !.. c'est cela! vive le souper et l'amitié !
Am de Lantara.
Pour ce soir ouhlions la guerrel De l'Anglais et de ses desseins
Je me ris en vid.int mon verre!
Et s'ils i-n Tuuliiieiit à nos vins.
Le iiremiei- jV'n viemlr.iis .aux mains. Mais leur ambition (irofonJe Ne [leut m'attuindre et je leur dis :
Fils d'Albion, vous n'en voulez qu'à l'onde! Je n'eu bois pas'., soyons amisl TÉhÉziNE. Quel souper veulent ces messieurs? ANNiBAL, au chfvalier. Chevalier, vous êtes le plus jeune ! cela rentre dans vos attributions. Commandez ce qu'il y a de mieux; n'oubliez pas les mets du pays, l'ayole et la bouillabaisse , amies des Provençaux, et le vin de Champagne, cher à tous les Français! vous arrangerez cela avec Madame... DE CLERMo>T. Madame Jacquemart!
LE CHEVALIER, vivciiwnl. Qm est fort gentille!.. AXMBAL, ikmt. Voyez-vous déjèi mon élève!.. LE CHEVALIER, troitbU'. Je dis... qu'elle est fort gentille!
DE CLERMONT, riaiil. N'ous ne VOUS empêclions pas de le dire, chevalier, ni madame Jacquemart non plus ! j'en suis sûr!
IRKNF.
^fMa^/J''-
DE clebmout. — Il no me resta rien que mon désespoir cl mon amour. — Acle 2, scène 7.
ENSEMBLE
Air : .1 quoi hons'allrisler sur les maux de la vie (de Zanetta Anb r) .
0 rivage heurcnii '. beau cii'\ de la Provence, Où l'on voit tout éclore... exceptf; la constance ;
De ton soleil on bénit l'influence Et l'on sent redoubler, avec les feux du jour, Ceux d'amour!
{Le eltevalier et Térézxne sortent pur le corridor à gauche.)