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SCÈNE II

Les précédents, LE COMTE DE BRIENNE.

LE COMTE, .^h: c'cst VOUS, mousiour le marquis!

ANMRAL. Oui, monseigneur mon beau-père, et, en l'absence du ministre dont vous tenez Icporlereuille, je viens vuus deiuander nue faveur...

LE co.MTE, *'e(,'(0'(')iii'/iL Cela ne se peut pas!

ANMBAL, bas, au chevalier. Quand jeté le disais!

LE co.MTE. C'est précisément parce que vous allez être mon gendre que je ne puis vous accorder de faveur ou de passi.'-druit.

ANMDAL. Et si ce u'elait pas puur moi?

IL cuMïE. t)'est diUerent!

ANNUiAL, s'incUnant. Trup aimable! (Haut.) Si c'était pour un ami, .M. le clievalier de Moularaa, enseigne de vaisse.iu...

LE COMTE. Qui a rei^u l'ordre de s'embarquer sur l'InlJcnlh...

LE CHEVALIER, s'fli>a»(an(. Oui, Monseigncni"!

LE COMTE. Uue nie voulez-vous'?..

LK iMiEVALiER, pussant i)r(;s itti co»i/t. Vous deinanrler, .Moii.seigneur, si une bniiin' peut ubtenir passage il 1.1. rd?

LK COMTE. Non!

AN.MDAL, 6n,s, au chevalier. Tu vois bien!..

LE CHEVALiEa. C'est quc je ci'aignais... non... je veux dire je croyais qu'il y avaitea p irl'ois des exemples...

LE 1 o.iTE. Tres-iares, dans de^ l'irconstanc s graves et impérieuses!

LE CHEVALIER. Aiusi, v.iti'c cxcuHenfe n'accorderait point cette faveur"? niém; si cLo était sollicitée par une femme cliannante ?

LE coMiE. J ! crois, iMausieur, vous avoir dit : non!

LE CHEVALIER. J'ai |iarfaitemenl oiileirln,exeellence ! et c'est tout ce que je venais vous deiuan 1er, {lias, à Annibul.) Ab ci, tu m'assures qu'il n'est pas liomme à changer d'op:nii.n?

ANMDAL. Lnil jamais!..

LE CHEVALIER, ovcc adnura'ion. Et il est ministre!

ANMUAL. P,ir intérim seulement. .Merci, beaii-pc>re, d'avoir bien voulu, il ma eousidératiuu... je vais m'oceuper de ma toilette...

M. iiE BiuE.NNE. Hi'U- soir, uiousieur le marquis, M. de Ba^;evellea dû v.. us remettre de ma part un papier iinp;utant.

A^^lliAl.. Hier! (Bas, au chevalier. ) Ne dis in; pa; an beau-père (|uc je ne suis pas rentré de la lunt. (Haul.) Oui, Evcellence... oui... lu ptipler itiiporlaiit...

M. DE DiuENt*;. Vous l'avcz lu!

ANMOAL. Très-attentivement.

M. DE BRiENNÈ. Aiusi, votixS uciio|)toi8 Ics cciU mile livres que j'ai ajuutiiesa la dot.

AiSMUAL. CumiiieMl...

M. LE DIllENSE. VoUS aCC> plcï...

ANMDAL. Avec cntliousiiiguic... mais...

M. us uRiKNîSE. C'e.'t biuiil nous en parlerons [lUis tard.

ANMRAL. Jo le lo dirais .. un ministre, un beaupère niGoraprélicnsildi'! il aceol'du aujourd'hui tout COipi'oii ne lui demande pas!

Lh CHEVALIER. C'est co qiie jt- vols, alliins, je cours offrir mon bras il la petite barontm, et l'amené ici ii son audience !

ANNIRAI.

AiR (lo Paul lU Kaek (du GAIssi::ii).

Oui, lo mrimont cal piopici, Vu la diiMTbor et reviens 1 (/,!(( Icnilant la main.) Mais du ivsle à Ion service A toi... commj à tous les liens!

A mes amis j'appartiens.

Mon créilil... je lo propo-'^e !

Ne craignez pas d'en user Quand vous aureî (inelquo illo;o ..

A vous faire refuser !

ENSEMDLE.

Oui, le moment est propice, Va l.i clicrchcr el reviens !

Mais du reste à ton servie; A toi... comme à tous les lions!

(Le chevalier et Annibal sortent par la porto dn fou I.)

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