SCÈNE XV
IREiNE, DE CLliRMOM, au milieu du IhéAlre; LA BaRON.NI; et le CHEVALIER , entrant par uiie porte à droite (lu salon, ait nio»ic;i( où ANMBaL entre par une porte à gauche , et LE COMTE DE BRIENNE, par le fond.
/WNiBAL, entrant vivement. Une toiture!., encore des dames qui nous arrivent... ne vous déranger pas,
beau-père... c'est à moi de leur olfrir li niaiu... 0 ciel! qu'ai-je vu'!
LA BARONNE, poussaut wi cri. Ah!
ANNUuL. Ma femme!
LE COMTE, DE CI.EIIMONT, LE CHÛECR. Sa femnlC !
ANNiBAL. Ma première!..
LA BARONNE. Chcvalier, soutenez-moi!
ANNIBAL, avec dèsc.yioir. Et c'est ttii, chevalier... qui me rends à mes premiers nœuds... toi, un ami!
LE CHEVALIER. C'cst elle qui partait pour l'Amérique... un immense héritage...
ANNIBAL. Celui de son oncle!.. {Prenant la baronne évanouie des bras du chevalier, et la soutenant dans les siens.) Nisida! chère iNisida! que tout soit oublié!
DE CLERMONT, qui, pendant ce temps, tournant^ le dos aux spectateurs et debout devant te fauteuil d'Irène, est censé avoir rappelé celle-ci à elle-même. Elle revient! (De Clermont s'est éloigné de quelques pas d'Irène qui vient de s'évedler. Irène porte la main à son front comme pour rappeler ses souvenirs; elle aperçoit son père, se lève, se jette avec crainte dans ses bras. Le comte lui montre Clermont qui, en ce moment, met un genou en terre. Irène jette un cri, regarde alternativement son amant et son père.)
IRENE. Encore mon rêve! ^
DE CLEKMOHT, lui présentant le bouquet. Non! la réalité.
IRÈNE. Et ces fleurs?..
LE COMTE. Ton bouciuet de noces! {Irène prend le bouquet et le presse sur son caur.) — La toile tombe.
Lli PETIT DRAGON.
LE PETIT DRAGON
COMÉllIE EN DEUX ACTES, MÊLÉE DE VAliDEVTLI.E^ Rcprésenlee, pour la première fois, ft Paris, sur le théâtre du VandeTille, le IS septembre t«l9.
fiX SOCIETE irEC UM. DBLBSTRE-POIRSON ET MELESVlLLE.
ycietinnagcs.
LE BARON
LE r.orVERNEUR.
ALFRED, son neveu.
ELVLNA, fille du barun, vêtue en amazone.
La scène se passe dans un village voisin de Paris
CONSTANCE, sœur d'Alfrjd.
FRANCK , vieux soldat, père nourricier
d'Elviiia.
MARCELLIN, jardinier.