MORCEAU D'ENSEMBLE
Fragment du Barbier de Sévitle.
M. DE VERBOIS
Allons, allons , prononcez vile.
Nommez-nous cet lieureus vainqueur.
ADOLPHE
Mais vraiment je crois qu'elle hésite ;
Pour moi, d'honneur.
C'est trés-tlatteur.
■Vous pouvez |):irler sans rien craindre! HENRIETTE, à part.
Rien n'égale mon embarras.
{Haut.) Eh quoi! vous voulez me contrainJic.
ADOLPHE
Du tout, l'on ne vous force pas ; Onpeutbien près d'une autre Ih'IIc Trouver de quoi se consoler.
HENRIETTE
n ose encore, l'infidèle...
Eh bien donc, puisqu'il faut parler,
TOUS
P.Trlez , parlez , Mademoiselle !
HENRIETTE, à Verilois.
Eh bien ! c'est vous Que je choisis pour époux.
ENSEMBLE
H. DE VERBOIS , M. lE SAINT-VALLIER, LÉONIE. Dieu! quel événement !
Ah ! le lour est piipiaiit!
LE BON PAPA
Cui, U toi:r est piiiiiant , Ui II n"ei!t é£al. vraiment, A nio:i (-lonncment.
Elle a ilii i:oùt vraiment.
Elle fait le serment De l'aimer constamment.
M. DE VERBOIS
De m'aimer constamment.
HENRIETTE
Oui , je fais le serment D'oiihlier cet amant Qui ferait mon tourment, Et je fais le serment
(Daignant M. de Verbois.) De l'aimer constamment.
M. DE VERBOIS
Y pensez-vous! un choix semblable!
Mais cela n'est pas raisonnable.
HENRIEITE.
Au contraire , voilà pourquoi Je vous cnsage ici ma foi ; A'ous seul posséilez ma tendresse* Et puisque vous m'avez ici
Juré d'être mon mari , Je réclame votre promesse.
ADOLPHE, M. DE VERDOIS.
Ab ! je le voi , C'est fait de moi!