‹ Pièces de théâtreChapitre 565 sur 575 · MORCEAU D'ENSEMBLE · texte numérisé non relu

MORCEAU D'ENSEMBLE

Fragment du Barbier de Sévitle.

M. DE VERBOIS

Allons, allons , prononcez vile.

Nommez-nous cet lieureus vainqueur.

ADOLPHE

Mais vraiment je crois qu'elle hésite ;

Pour moi, d'honneur.

C'est trés-tlatteur.

■Vous pouvez |):irler sans rien craindre! HENRIETTE, à part.

Rien n'égale mon embarras.

{Haut.) Eh quoi! vous voulez me contrainJic.

ADOLPHE

Du tout, l'on ne vous force pas ; Onpeutbien près d'une autre Ih'IIc Trouver de quoi se consoler.

HENRIETTE

n ose encore, l'infidèle...

Eh bien donc, puisqu'il faut parler,

TOUS

P.Trlez , parlez , Mademoiselle !

HENRIETTE, à Verilois.

Eh bien ! c'est vous Que je choisis pour époux.

ENSEMBLE

H. DE VERBOIS , M. lE SAINT-VALLIER, LÉONIE. Dieu! quel événement !

Ah ! le lour est piipiaiit!

LE BON PAPA

Cui, U toi:r est piiiiiant , Ui II n"ei!t é£al. vraiment, A nio:i (-lonncment.

Elle a ilii i:oùt vraiment.

Elle fait le serment De l'aimer constamment.

M. DE VERBOIS

De m'aimer constamment.

HENRIETTE

Oui , je fais le serment D'oiihlier cet amant Qui ferait mon tourment, Et je fais le serment

(Daignant M. de Verbois.) De l'aimer constamment.

M. DE VERBOIS

Y pensez-vous! un choix semblable!

Mais cela n'est pas raisonnable.

HENRIEITE.

Au contraire , voilà pourquoi Je vous cnsage ici ma foi ; A'ous seul posséilez ma tendresse* Et puisque vous m'avez ici

Juré d'être mon mari , Je réclame votre promesse.

ADOLPHE, M. DE VERDOIS.

Ab ! je le voi , C'est fait de moi!

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