M. DE VERBOIS, ADOLPHE, LÉONIE
M. DE VERBOIS. Eh bien! mes enfants.
LËOME. .\-t-on idée de cela"? Comment! bon papa, c'est vous qu'elle aime'
M. DE VERBOIS. Hélas ! ma chùi-e amie, voilà que je commence à le craindre, et je te demande s'il est possible d'être si malheureux?
ADOLPHE. Parbleu I je ne le suis peut-èlre p;is plus que vous : ce n'est pas d'être supplanté, cela arrive tous les jours; mais de l'être par son grand-papa.
M. DE VERBOIS. V'oili pourtant. Monsieur, re que vous avuz fait avec vos étonrderies ! Aller marier votre grand-père à une jeune persjiinj de dix-huit ans...
ADOLPHE. Comment! bon papa, est-ce que vraiment vous épouserez?
M. DE VERBOIS. Fais-moi le plaisir de me dire comment je pourrai m'en dispenser. Tu as fait la demande en mon nom, j'y ai consenti, l'oncle m'a accepté, et la nièce m'adore; enfin tout est réuni contre moi:
AïOLPiiE. C'est égal, vous devez refuser, vous devez tout rompre. Dieu, pourquoi ai-je eu celle idée-là! j'aime mieux maintenant(]u'elleépouse M. de Gercourt.
LÉoME. .\dolphe, y penses-tu?
ADOLPHE. Oui, sans doute, ce serait uneconsiilatioii, parce qu'enfin celui-là je suis sûr qu'elle 1 ; détesterait : tandis que vous, bon papa, tous les jours elle vous aimera davantage; elle linira par être heureuse avec vous : et alors qu'est-ce qu'elle regrettera? Ne le j
soiilTrcz pas, je vous en prie; parlez à M. de Saint- Vallicr.
M. DE VERBOIS
Air (le Lantara.
Songez donc qu'il a ma [iromesse, Puif-je y manquer pour la premii'^re fois?
Dans son honneur quand je le blesse , De l'offenser qui m'a donné les droits? Oui, (pielque erreur que vous puissiez commettre,. Vous... à votre igo un tort est toléré ; Non pas au mien, car dès demain peut-être Je puis partir sans l'avoir réparé.