SCÈNE XV
Les préckdeists; HiiNRIETTE, en grande toilette de nuiriée, ameme far M. DE SAINT- VALLIER; i-m Notaire, au fond.
M. DE SAiNT-VAi.i.uai. ViiiH vovez, uion clier neveu, que je n'ai pas perdu de temps; on vous aminé un notaire, et avant que toute la société arrive, nous ferons bien, je crois, de rédiger les principaux articles.
M. DE VERBOIS. ChargezvoiH de ce .soin, je m'en rappiu'te à votre prudence. (/?av, « Batiet) Regardi' doui', Babel, quel air doux el modeste... Sais-tu que ma femme est très-jolie?
BABET, d'un air d'Inuneur. Je vous demande, dans
LE DON PAPA
un pareil moment, de quoi Monsieur va s'occuper?
M. DE SAiNT-vAi.LiKR. Cuiniucnt! uion cher ami, vous ne voulez pas assister...
M. UF. vKiinois. Je désirerais, p(Midaiit ce temps, avoir avec ma future un instant d'entretien.
M. DE sAiM-VALLiim. C'csl trop justc; Hous allous passer avec Munsienr {.)A)H/WH/fc notaire.) dans votre cabinet. On peut bien laisser le uiarié et la mariée en tèle-àtète. Vous voyez, num eber neveu, ((uelle confiance j'ai en vous!
SI. DE VERBOis. J'cu scivii digne, mon cher oncle.
M. DE SAiNT-VAi.i.iER. Vous avcz ici Ics papiers mdispeusables : les eertifie:its, l'acte de uaiss.iuce.
iM. iiE vERDois. Dans le carton vert, sur mon bureau.
DAiiEr. L'acte de naissance !
M. DE VERBOis. Oiii, Bab^'t, c'est nécessaire.
uAiiET. A quoi bon? on sait bien (jne Mon.sieur est majeur. [M. de Verbois fait signe à Babel de s'éloigner ; celle-ci sort en murmurant, et après l'avoir eœhorté par ses gestes à rompre ce mariage : Verbois l'engage à rester tranquille et à s'en rapporter à lui.)