TRIN
C'esl encore un' cliance...
T'i-êlr' qu'alors, il en rougirail ; J' lui dirais : Tant nii<'Ux ! c'est bien faill T'cu voilà lieux sur la conscience!
NADÈJB, très-émue.
Monsieur Trim, gardez-vousbicn, je le vcn : moi... oh I je n'ai pas osé encore, mais j'en, lui : le courage pour vous.
TRIM
Et pour mon lieutenant, qui vous aime, ci i qui vous devez bien...
NADÈJE
Oh ; oui, oui, monsieur Trim... de l'ati..,; . j'en aurai beaucoup pour lui... puisque vous. {Elleluiiend lamain; Trim lareyaide tout éioinr' elle s'cnaperçoit, et reprend aussitôt.) El... et et avocat n'a rien dit de plus?
TRIM
Non, rien! on est venu lui annoncer que son déjeuner l'attendait, et il est allé... et j'y serais bien allé aussi... Mais bah! je déjeunerai un autre jour.
NADËJE, regardant autour d'elle' .
Ah! eh bien! monsieur Trim, {eu lui montrant la table) mettez-vous là.
TRIU.
Plaît-il, mamselle î
NADÈJB.
Mettez-Youslà et déjeunez.
TRIM
Oh! oh! mamselle, oh! je n'oserai jamais!
NADÈJE
Si, je vous y invite...
TRIM
Vous m'invitez?
NADÈJE
C'est un plaisir que vous ne me refuserez pa», je vous en prie!
TRIM, passant à la table, et tout confus'*.
Alors, mamselle, c'est pour vous obéir. ( A part, rgardant la table.) Ciisti! plus qiin ça d" pitance! en v'ià un ordinaire extraordinaire!
NADËJE.
Servez-vous, ne craignez rien.
TRIM, assis.
Ohl un peu de pain .«eulcinent, rien qu'un peu.
Il coupe un énorme iimrce.iu do (laiu.
NADÈJK.
j Prenez, prenez, monsieur Trim.
rniM.
Pour vous faire plaisir, maiiiselle. {A pan.) Faut-il qu'elle aime mon lieutenant! .. faut-il..
• Wadeje, Trim.
" Triui, Kudcjc.
KKS ENFaNs de i IIOUPE,
NADËJB.
Déjeunez, déjeunez vite!... n'avoir rien pris encore I
TRIU.
Oh! il y a huit jours que ça dure comme ça, | mamselle... Depuis... |
NADÈJE
M. Louis devra bien vous aimer... tant de dévouement...
Oh! ça m'a déjà porté bonheur, mam'seile... Vous ne savez pas?... ma pension qui m'est revenue !
NADËJR.
Ah! votre pension...
TBIM.
Oui, mamselle, ma pension qui avait disparu...
vous savez... je vous ai conté eh bien, elle
m'est revenue... c'est un notaire, à ce qu'il dit, qui m'a fait annoncer ça... de la part de qui, par exemple? Ah! voilà
NADÈJE, lui versant à boire.
Vous ne buvez pas, monsieur Trim î
TRIH.
Pardon, mamselle... je ne souffrirai pas... je ne... ( A part. ) Dieu de Dieu! eu voilà une cantinière !
NAnÈJB.
Et cette pension... cette nouvelle vous a fait plaisir ?
TRlM.
Oui... un peu... pas à cause de l'argentl... mais l'idée que c'était peut-être... cette dame... cette grande dame... qui sait... ma mère...
NADÈJE
Votre mère!...
C'est une idée à vous, et j'y crois presque... aussi quand on m'a dit cela, le cœur m'a battu. .. il m'a semblé que je la revoyais,., avec cet ange de petite fille!...
NADÈJE, émue.
Buvez donc, monsieur Trim.
TRIM
A votre santé, mamselle; c'est du blanc !
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