LUCILE.OUISE, LE GÉNÉRAL, KÉROUAN
LE GÉNÉRAL, à Kérouan, il salue Louise et Lucile
d'un signe.)
Je suis venu taid, n'cil-cc pas, Kérouan?
KÉROUAN
Tu recevais les félicitations de les amis... tu a$ bien fait.
LE GÉNÉRAL, lui prenant la main.
La pensée de la douleur me parlait plus haut queces vains félicitations; mais jesaisqu'il fautlaisser au désespoir la liberté de ses premiers transports, pour qu'il puisse écouler les conseils de l'amitié; et je savais la promesse que lu avais faite à M. de Montéclain.
KÉROUAN
Tu vois que je l'ai tenu parole... et je suis prêt à écouter tes conseils. Qu'as-tu à me dire?...
LE GÉNÉRAL
Que me disais-tu, toi?... lu me disais qu'il faut pardonner à la jeunesse, à rentrainement... à l'amour...
KÉROUAN
C'est vrai, et tu me repoussais. Mais je suis moins fier que lot, Simon : si celui qui a séduil ma fille voulait lui rendre l'honneur... peut-êlre lui pardonnerais-je.
LE GÉNÉRAL
Et qui pourrait l'en empêcher?
Peut-être porle-t-il un nom qu'il craint de mésallier, en le donnaut à la lille d'un pauvre paysan.
LE GÉNÉRAL
Son nom ciit-il dix siècles de noblesse, il l'a mis au dessous du tien.
KÉROUAN
l'eut-être aussi craint-il le resscnliment de sa famille... les malédictions d'un père rigoureux...
LE GÉNÉRAL
S'il était un père assez infâme pour se refuser à une lelle réparation... ce serait alors que la désobéissance deviendrait un droit respectable.
KÉROUAN
Ce n'est pas sa pensée à lui.
LE GÉNÉRAL
connais donc?
KÉROUAN
Oui.
LE GÉ.NÉRAL,
El quel est le lâche qui ose s'armer de pareils obstacles pour ne pas remplir un devoir sacré?
KÉROUAN
Un homme qui, jans doule st\r de son adresse,