‹ Pièces de théâtreChapitre 177 sur 1093 · ACTE I, SCÈNE Vllï · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE Vllï

de Marseille , pour éviter tous délais qui auraient pu amener la découverte de la vérité, j'empruntai à M. Georges Maurice, client de M. Langlois, quatre cent cinquante millelivres. Le moment de rembourser cette somme approchait. J'avais écrit à MM. Salvador de tenir à ma disposition l'argent dont ils étaient dépositaires. Je ne recevais aucune réponse. Dévoré d'inquiétudes, je partis pour Marseille, et j'arrivai le jour même où la banqueroute de la maison Salvador était déclarée. Après de vains efforts pour recueillir au moins quelques débris de ma fortune perdue... je suis revenu à Paris, implorant la miséricorde divine... non pas pour moi, mais pour ma fille.

nouTENSE, se jetant dans ses bras.

Mon père!...

LE COMTE , l'embrassant.

Mon enfant... Tu me pardonneras, n'est-ce pas... d'avoir, au prix de notre fortune, racheté l'honneur de ton frère?

LANGLOIS

Tout en rendant pleine justice aux nobles sentimens qui vous ont guidé dans cette malheureuse alfuirc... permettez-moi de vous demander quel parti vous comptez prendre?., l'heure approche...

LE COMTE

J'abandonnerai à votre client mes fermes de ]\Iargency et cet hôtel.

Page 1