T01>'ETTE
Si, monsieur, et nous l'attendons,
GEORGES, installant Hortcnse près dufeu.
Dépcchcz-vous de faire préparer la chambre que vous nous destinez, nous pourrons nous y retirer, et votre malade aura près de lui moins de bruit et d'agitation.
l'aubergiste.
Monsieur a raison.
(Georges s'assure qu'Hortcnse est bien auprès du feu.
Pendant ce temps : )
TOINETTE, bas à Jérôme.
Quelle est donc cette dame î
l'aubergiste.
C'est la femme de M. Maurice... il s'est marié à Paris.
GEORGES
Viens, Jérôme... J'ai à faire monter chez nous les malles et les cartons de ma femme... de ma femme... Oh ! que je suis heureux !
( Il baise la main d'IIorten.sc cl sort avec Jéiômo et Toinctte.)
scÈiNE vr.
nORTENSE, seule, assise prcs de la cheminée.
Seule !... C'est la première fois depuis l'accomplissement de mon mariage!... Je puis enfin interroger mon cœur!... Il nie dit que j'ai dû faire ce que j'ai fait... que mon premier devoir était de sauver mon père !... Hélas ! c'est le bonheur de toute ma vie que je lui ai sacriflé... (Elle se lève.) M. Maurice esl généreux et bon ; mais ce n'est pas lui que j'aurais librement choisi pour époux!.... Pauvre Charles! comme il m'aimait, Jui!.. Où est-il, maintenant ?... que va-t-il de-
LA DAMli DE SAÏNT-TROPEZ,
vcnit en apprenant co mariage, qu'à tout prix j'ai voulu lui laisser ignorer à son départ... Quand il reviendra, il apprendra tout... et il me maudira peut-être... il m'accusera d'avoir préféré la richesse à son amour... Il ne saura (.Miaiit à la cheminée.) ni mes regrets ni mes souiïranccs... il se croira oublié... oublié !... lui !... (Ilortcnsc retombe en pleurant sur son fauteuil ; puis, croyant entendre du bruit, elle se levé vivement, et, pour réparer son désordre, se regarde dans la glace. Apercevant la lettre.) Que vois-jc ! mon nom sur cette lettre... son écriture... Oui, c'est son écriture... Mais il est donc ici, lui, Charles l
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