‹ Pièces de théâtreChapitre 22 sur 1093 · I.E UOHÉMIEIN · texte numérisé non relu

I.E UOHÉMIEIN

El là, regarde au bras gauche de l'un d«i noyés, et une voix lie plus criera : Malheuf ' iiiailieur!

GA13LTIKP, , îc piécipiiani liors l'appartement.

Mon frère! mon frère!

LE BOHÉMIICN , f. lelournaiit ver» la leine.

Et vous, Marijuerite île Bourgogne, ne voulez-vous rien savoir? ou croyei-vons que je n'aie rien a voii»; dire? Pensez-vous qu'une destinée royale soit surhumaine, et que ii;;« yeux mortels ne puissent y lire !

MARGUEMITK.

Je ne veux rien savoir, rien.

LE BOiiÉ.MIEK.

Et tu m'as fait venir, cependant; uie V4>ici, .Marguerile ; mniiilenaut il faut que tu ni'eulendes.

MAI'.GtKIllTE, seule sur son trône Ne vous éloignez pas, monsieur de Marigay LE flUllKMlEN.

O Maiguenie! Marguerile! à qui faut- il des nuits bien sombres au dehors, biin éclairées au dedans ?

MAHGUliKlTE.

Qui donc a a|jpe!é ce Bohémien? Qui Ta appelé? que me veut il?

LK BOUÉMIKN , mciianl le pied sur la piemièie maicba du trône.

Marguerite , n,' est-ce pas qu'à ton compte il manque un cadavre? n'est - ce pas que lu croyais ce matin entendre dire trois au lieu de deux?

M.xRGUKRI'lE, se levant.

Tais-toi donc, ou dis-moi qui te dotin« Celle puissance de deviner.

LE B01IÉM1E:<, lui (uanuanl l'aiguille d'ui de so coït furc.

Voilà mon talisman, Marguerite. Ah! tu portes la main à la joue! C'est bien, tout est dit. (A part.) C'est elle. (Haut.) Il faut que je te dise un dernier moi que nul n'entende. Arrière , seigneur de Marigny.

MAP.IGKY.

Bohémien, je n'ai d'ordre a lei evoii (lue d«; la reine.

MAlIGliEKI'lE, de:>ccnda(it du noue.

Eloignez-vous, éloignez-vous.

LE liUUËMIE^.

Tu VOIS ijue je sais tout, Marguerii< ; quf ton amour , ton honneur, la vie sonleniii' mes mains. Marguerite, ce soir je l'attendrai après le couvre-feu à la taverne d'Orsini. il faut que je le parle seul

LA TOUR l)i: NES m:.

MARCIKRITH.

Une reine île France penl-elle sortir seule à cette heure ?

LE BOIIKMIF.N.

Il n'y a iias pins loin d'u-i à la porte Saint- Honoré que d'iri à la tour lie Nesie.

.MARcrmiTE.

J'ir.ii , j'irsi.

LE BOHÉMIEN

Tu apporteras un parchemin ei le sc-e;iu de l'état.

MAIKU'Klin t.

S<»it ; mais d ifi là ?

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