‹ Pièces de théâtreChapitre 383 sur 1093 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes, allant et venant; GEORGES.

De;> hommes de tnustilats, paysans , voituriers, etc., se sont as»i] aux tables, ou sont {groupes au fond, autour de quelques Iniinraui vides. — Les uns fument , 1rs autres jouent aux cartes, d'autres au petit palet. — Au moment nii Birmann et sa femme sont entrés, l'un dans la niaitnr , lautrc dans le cellier, Ccori^cs paraît au fond ; son triiit est p.'ilc ; son air abaitu et son ri.'|;ard sinistre. — A :,nn aspect, cent qui jouent s'arri':tcnt:cciix quittaient assis se lèvent , et ils se le montrent au doipt. — Gcorfjcs rnir.int d'un pas Iriit et sans faire attention k ce qui «e passe, s'avan<'c jusqu'à la table qui se trouve devant la maison , et voyant une place vacante, il s'y assied. — Austitùt deux paysans qui s'y trouvaient se lèvent , emportent leurs verres , leur» pots, et vont s'établir plu.'. loin; Ccorpe- ne .einMe jms -, f^irr .ilt^nlioti ; il est

plongé dans une sombre et morne rêverie. — Au moi , où les paysans s'éloignent de Georges , Birmann rei apportant de la bière. )

BlRMA^^.

Eh bien ! ne vous impatientez pas, mes fants; où allez-vous donc? pourquoi chan; vous de place ? (ils lui montrent du doigt Geor{ Ah! je vois ce que c'est... le diable d'hon de la montagne ! ( Dans ce moment, madame Birn revient; Birmann, allant à elle jusque vers le inilic théâtre, et lui montrant Georges. ) Femme, qu'eé que je disais tout-à - l'heure?... Tiens, voilà!

MADAME BIRMANS

Ah! mon Dieu!... Mais regarde donc cor il est défait, comme il est pâle! je t'assure < a besoin de secours.

BIRMANN.

De secours! attends, attends, je vais c< mencer par le prier de s'en aller.

MADAME BIRMANN.

Ne lui parle pas trop durement.

Laisse donc... monsieur! holà, l'homm .MoiLsieur Georges!

{ Celui-ci lève la tête, regarde en face Birmann , qui I lue avec un air de crainte. )

GEORGES

Que me voulez-vous?

BIRMANN.

C'e... c'est... bien des pardons; c'est mo: contraire qui voulais savoir ce que vous mandez.

GEORGES

Rien , un peu de repos sur ce banc.

BIRMANN.

Je sais bien que ça ne se refuse pas ; ma table était occupée.

GEORGES

Il restait une place vacante; j'avais le e de la prendre.

BIRMANN.

Le droit... c'est à savoir... (Sa femme le par son habit. ) Laisse-moi donc lui parler; ce que tu crois (|ue j'en ai peur?... Le di voyez-vous, c'estpossible quand on prend c que chose; mais il n'est pas honnête de dé cer les gens quand on ne deuiaiide rien. GEORGES, se levant et le regardant d'un air sin

Vous êtes bien peu charitable.

oh! quelquefois... ça dépend.

MADAME BIRMANN, h son mari.

Tu vas te faire une querelle!

GEORGES, avec découragement.

}.e ne puis rien demaniier, je suis snnf

gent. Cependant j'ai beaucotip marché ; 81 '

vouliez Seulement me tlonner un verre de

je pourrais ensuite continuer ma route.

( ftiimann et M femme se regardent d'un air cooi**»' attendri. )

nr jui fjNKK, SCÈNE ii[.

liir.MAîs:*.

i> Jonr , il .1 soif...

^r^I)AM^; biiimaîîî», ne (Itiiiiiiuli! que de leau.

BIKMASK.

iens, vois-tu, ç.i me fait mal : je n'ai plus juraQe de le iliasser.

MADAME BIRMANN.

3n, ne le chasse pas; au bout du compte, un homme; donne-lui un pot de petite et un morceau de pain.

1 foi, oui; je vas lui chercher ça; d'auque c'est la dernière fois que nous iui S la charité, puisque M. le bailli va le déguerpir demain.

MADAME BinMANM.

ce cas, mets-lui quelque chose sur son . Va vite.

loment où Binnann se retourne, il voit George» qui se dis()Ose à partir. )

DIRMANN.

! pauvre homme, attendez; restez là, je ous donner quelque chose.

tre. — Madame Binnann va examiner aux difrérentet tables si cliacun est servi. )

GEORGES

nment rentrer chez moi sans apporter du i ma femme, à ma fille? comment enduirs plaintes, entendre leurs sanglots; et, louvoir apaiser leur faim, comment leur : Nous n'avons plus d'asile, on nous ! d'une misérable cabane; demain, nous ■ns plus d'autre abri que les rochers ?... .e un regard sombre autour de lui. ) Si j'avais Otré quelqu'un...

le mcuvenicnt d'un homme qui frémit d'Iiorreur.) MADAME BIRMANN', venant à lui.

vre homme, vous paraissez bien fatigué !

GEORGES

; j'ai marché toute la nuit,

MADAME BIRMAKN.

le la nuit! vousavez doue fait un voyage?

MADAME EIRMANK.

iment, non! et d'où venez-vous donc?

GEORGES

a forêt.

le Birmann fait un mouvement d'effroi, et s'éloic lui. — Birmann rentre, et met sur la table, dejeorges, un pot de bière et un morceau de pain, ^quel est un peu de lard. — En même temps, le eur dont on a parlé sort de la maison, s'avance et le Georges d'uu air de compassion. )

seeeeegeeeeseeeaeesoeesseesswoeeoQeeesasssseeseeee

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