SCÈNE II
Les MJÈMES, moins le Brigadier ; MOR- DAUNï, vêtu d'une robe de moine.
MORDAUNT, à part. Oui, singulier personnage... Au reste, il habite Béthune, à ce qu'il a dit ; peut-être par lui aurai-je quelques renseignements.
II descend et va s'asseoir à une table.
l'hôtesse. Que désirez-vous , mon révérend?
MORDAUNT. Une lampe, voilà tout! puis, j'ai demandé ma mule.
l'hôtesse. On est en train de la seller.
MORDAUNT. Merci! {A l'Inconnu.) Vous êtes des environs. Monsieur?
l'inconnu. Je suis de Béthune.
MORDAUNT. Ah! de Béthune... et vous demeurez depuis longtemps à Béthune ?
l'inconnu. J'y suis né.
MORDAUNT à l'Hôte qui lui apporte une lampe.) Merci! {Il ouvre une carte géographique. ) Monsieur, combien comptez-vous de Béthune à Lilliers?
l'inconnu. Trois lieues.
MORDAUNT. Et de Béthune à Armenlières?
l'inconnu. Sept.
MORDAUNT. Vous avcz dû faire quelques fois cette roule?
l'inconnu. Souvent.
MORDAUNT. Est-elle donc dangereuse?
l'inconnu. Sous quel rapport?
MORDAUNT. Sous cc rapport que quelqu'un y puisse être assassiné ?
l'inconnu, a moins que ce ne soit en temps de guerre, comme aujourd'hui, par exemple, la route est tout à fait sûre.
MORDAUNT. Sûre!... (yl ^ctr^) Je l'avais bien pensé ; il faut que ce soit quelque vengeance particulière. Ah ! à mon retour je repasserai par ici... Il y a assez longtemps que je fais les affaires de monsieur Cromvvell pour faire un peu les miennes. Maintenant, monsieur, pourriez-vous me dire. . ,
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