‹ Pièces de théâtreChapitre 501 sur 1093 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

faut donc que je meure; car, pour les femmes comme pour les rois, abdiquer, c'est mourir... Eh bien, je mourrai ! ça me distraira poiil-êlre. J'ai tout épuisé, je n'aime pas, je ne suis pas aimée; je ne puis l'ôlre... Non, c'est impossible... Qu'estce que la vie sans l'amour?... Hier, la vie m'était insipide, elle m'est insupportableaujourd'hui; c'est plus que de l'ennui que j'éprouve, c'est presque de la douleur! Je hais la douleur, j'aime mieux la mort... Oui, la mort! C'en est fait, allons, allons boire l'eau du Léthé... elle ôte la mémoire ! 0 Proserpine, ô Plulon, divinités de l'enfer, qui régnez sur la mort, soyez-moi donc propices, je vous invoque en ce jour ! Et vous toutes, pâles victimes de Vénus, toi, tendre Sapho, lyre Drisée, cœur troublé comme l'eau du cap que tu is bue; et toi, jeune Ariane, pauvre àme pétrifiée lans ta peine comme le rocher où tu fus laissée ; •t toi, ombre d'une ombre, légère et froide comme a cendre, toi, deux fois marlyre, consumée deux bis, et par le bûcher, et par l'amour, sombre Dilon, recevez-moi, moi, votre sœur, moi Aspasie, ilus malheureuse que vous toutes, car si vous vez été trahies, du moins, du moins vous avez té aimées 1...

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