HOK A CE
Et ce temps que vous me donnez.;, j'en suis le maître ?
ANGÈLE
Mais oui!.... puisqu'il est à vous!.... Et d'atord, je vous rappellerai, puisque vous l'oubliez, que vous me devez une contredanse.
HORACE, vivement.
On ne danse pas dans ce moment... et puisque vous me laissez l'emploi des instants... du moins vous me l'avez dit...
ANGÈLK.
Je n'ai que ma parole.
HORACE
J'aimemieux vous demander.. .mais je n'ose pas.
ANGÈLE
Suis-jedonc si effrayante?
HORACF.
Dites-moi... qui vous éics?
A.NGÈLB.
Tout... excepté cela!
HORACE
Ëh bien! senora... puisque vous n'êtes pas mariée... puisque vous ne l'avez jamais été .. vous I tne l'avez juré... il est une preuve... qui ne roe aiiserait aucun dout
Et laquelle?
HORACE
Ce serait d'accepter ma main.
ANGÈLE
Écoutez, Horace, ne vous fâchez pas. ... maie vrai... je le voudrais que je ne le pourrai» pas.i.
HORACE
Et comment cela?
DUO
HORACE
Parlez, quel destin e~t le nôtre?
Qui nous sépare ? Est-ce le rang Ou la naissance...
ANGÈLE
Eh ! non vraiment, Ma naissance égale la vôtre.
DUr.ÀCE.
Alors, c'est la fortune!... hélas !...
.le le vois, vous n'en avez pas.
Tant mieux! l'amour tient lieu de tout.
ANGÈLE
Eh l non, monsieur, je suis riche et beaucoup !
HORACE
Quoi! la naissance...
Eh l vraiment, oui.
BORACE.
Et la richesse...?
ANGÈLE
Eh 1 vraiment, oui.
ENSEMBLE
HOIIACE.
Chez elle tout est réuni i Alors, quel obstacle peut naître?
Prenez pitié de ma douleur.
Faut-il donc mourir sans connaîtra Ce secret qui fait mon malheur?
ANCÉl.E.
Quel trouble en mon cœur vient de naître I Ah 1 j'ai pitié de sa douleur.
Mais, hélas 1 il le peut connaître Le secret qui fait mon malheur.
HORACE
De vous, hélas I que puis-je attendre?
ANGELE.
Mon amitié qui de loin vous suivra.
HORACE
Et d'un ami, de l'ami le plus tendre Rien désormais ne vous rapprochera.
ANGÈLE , soupirant.
Eh! mon Dieu, non.
Ali I je vous en supplie, Qu'une fois encor dans ma vie Je puisse contempler vos traits.
Ohl que cet espoir me console...
Une fois I... une seule 1
ANGÈLE
Eh bien 1 je le promet».
HORACE
Vous le jurez?
ANGÈLE
A ma parole Je ne manque jamais.
HORACE
vous le jurez?
ENSEMBLE
ANGÈLE, lui montrant la s<UU du bal.
N'entendoz vous pao?
On danse là-bas.
L'orchestre du bal Donne le signal :
Profitez du temps; Dans quehiues instants, Rêves de plaisir Vont s'évanouir.
HORACK.
Non, je n'entends vt", .le préfère, hélas I Aux plaisirs du bi!
Ce secret tatel 1
iS
Faites que j
Et, ponr mon tourment,
Voiri le momt-nl
Ou bien ôl vu fuir
Rèvp do pi ijsir.
Ain<;i, de voii'^ revoir Vous me laissez IVspnir?
A>CÈLe.
Une fois.... je l'ai dit.
nORACE.
Et comment le saurai-jeT
ANCÈLE.
1.6 bon aripe qui vous protège Vous l'apprendra, Mais d'ici là Du secret...
HORACE
Ah ! jamais je ne parle à personne.
ANcei.t:.
Des faveurs qu'on vous donne...
HORACE
Quand on m'en donne.
Mais jusqu'-* présent, et vous-même en effet Devez le reconnaître, Je ne peux pa< être di<cr»'t.
lendremeni, et s'opprnchnnt d'elle. ! j'aie au raoin^ querinie meriie à l'être. hNSK.MliLE.
AMnÈiF, Sans lui répondrt.
N'entende/- vous pas?
On danse là-h<<;.
L'iircliestre du bal Donne le signal :
Profitez du t>-tnp<;; D.iris quelques instants, Pour nous va s'enfuir Rêve de plai-ir.
niiRACE, aver impatience.
Oui j'entetjrls, hélas I Çu'iin dan^e là-bas.
L'orclifitre dn bal Donne le signal ; El, pour mnti tiiurment, Voici le moment Oii liientôt vi fuir Rêve de plaisir.
Itsvontpour entrer dans la salle du bal à droite, et a la pendule rie l'un des salons on entend en dehors tonner minuit.
ASCÈLF, s'arrélant.
0 ciel 1 qu'enlcn.ls-je !
Jiegardunl l'iioringe du fond.
Il me semble Qu'il n'est pas enror l'heure .. et pourtant c'est minuit Qui dans ce salon n li-niit.
HORACE . roulant l'empêcher d'entendre.
C'est une erreur...
Ai»G#.i R, entendant sonner dans le salon à gauche. Eh ! non!...
Entendant »onner dans un troisième salon. Encore!... ah! tous ensemble I C'est fait de moi !...
Je meurs d'cITroi !...
Et ma rnm|.i.pne. h!^l.is|.. ma compagne fidèle Où la clieiV'.nr? où donc e~t-.|le?
Corameijt la l.-enver à •présent?
no'.xcr., arec embarras.
Elle est partie.
ANOFI.K
0 ciel! sans m'altendre... et comment?
UORACK.
Par une mse
Dont je m'accuse...
J'ai su, pour vous garder, l'éloigner en secret
ANOÉLE, poussant un cri de désespoir.
Ah 1 vous m'avez perdue!
BORACB.
0 mon Dieu ! qu'ai-je fait T ENSEMBLE.
ANCÈLE, qui se lève.
O terreur qui m'accable!
Qu'ai je fait, misérable!
A tous les yeux coupable' Que vais-je devenir?
Que résoudre et que faire?
Au châtiment sévère Rien ne peut me =:ou«traire, Je n'ai plus qu'à mourir!
BilRACE.
0 terreur qui m'accable !
Qu'ai-je fait, misérable!
C'est moi qui suis coupable.
Comment la retenir?
Que résoudre et que faire?
A sa juste colère Rien ne peut me soustraire, Je n'ai plus qu'à mourir!
Qu'à moi du moins votre cœur se confie; Si je peux réparer mes torts...
ANCÈLE, traversant le théâtre
Jamais!... jamais 1...
HORACE
Ah I je vous en supplie...
Écoutez-moi, madame, et voyez mes regrets ; Laissez-moi vous défendre ou du moius vous conduire.
ANOÉLE.
Non, je dois partir seule!...
HORACE, la retenant.
Encor quelques instants 1
ANCÈLE.
Laissez-moi m'éloigner, ou devant vous j'expire !
Horace.
Eh bien 1 je vous suivrai !
ANCÈLE.
Non.... je vous le défends.
ENSEMBLE
ANCÈLE.
0 terreur qui m'accable I etc.
noiucE.
O terreur qui m'accable! etc.
Elle s'éloigne malgré les efforts d'Unrace pour la retenir. Arrivée près de la porte, elle lui fait de la main la défense de la suivre. Horace s'arrête. Elle remet ton masque et s'éloigne.
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SCÈiNE XIV.
HORACE, seule.
Vous le voulez... à cet arrft terrible Je me soumets... j'obéirai...
Après un instant de combat intérieur.
Non, non, c'est impossible...
Quoi qu'il arrive, hélas !... je la suivrai !
Il s'élance sur ses pas et disparatt.
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