SATI T.MN
Le devin lira dans leur âme Si je dois garder quelque espoir ; Mais que je lui doive une femme.
Et je procUme son pouvoir !
THF.nÈSA, à Jacque».
Voici ma main...
JACi^rRs, l'examinant.
Très-bien. D'abord, sans m'y mi'prendre.
Je vois un jeune homme charmant...
THÉRÉSA
Un blond?...
JACQUES
Un blond.. Non pas, vraiment!
Un beau brun, à l'reil doux et tendre, Au maintien fier, noble, élégant.
Est-ce bien ça?...
TUÉRÉSA, stupéfaite.
C'est étonnant!
SATURNIN
Mais quel peut Ctre cet amant ?
JACQUES, à Georgette.
A vous...
GEORGETTE, tendant sa main.
A moi 1...
JACQUES, Vea-aminant.
D'abord, sans m'y méprendre, Je vois un jeune homme charmant.
CtOUGETTE.
Un blond?...
JACQUES
Un blond. . Non pas vraiment !
Un beau brun à l'œil doux et tendre.
Au maintien fier, noble, élégant.
Est-ce bien ça ?...
GEORGETTE, à part.
C'est étonnant !
SATURNIN, à part.
Même portrait, c'est surprenant !
ENSEMBLE
GEORGETTE et TUÉRÉSA.
Ah 1 c'est de la magie 1 Quel étrange pouvoir I 11 voit dans notre vie Comme dans un miroir.
Mais par un sort prospère Pour tous les amoureux, Les sorciers, sur la terre.
Ne sont jamais iiomiireux.
JACQUES
Oui, grâce à la magie , A sou divin pouvoir.
Je vois clair dans la vie Comme dans un miroir.
Mais par un sort prospère Pour mon métier fameux.
Les sorciers, sur la terre.
Ne sont jamais nombreux.
SATURNIN
Voilh de la magie !
Le merveilleux pouvoir I Il voit clair dans la vie Comme dans un miroir.
Mais par un sort prospère Pour tous les amoureux, Les sorciers, sur la terre, Ne sont jamais nombreux.
ci-oRGETTK ri TUÉRÉSA, à Jocquet.
Après?...
LE VAL D'ANDORRE
JACQUES, à Thérésa.
Après... Dans la campagne Vous l'alteiidez soir i-t matin...
Georgelte.
Vous le guettez sur la montagne.
Thérésa.
Vous le trouve/, près du ravin.
SATURNIN, à part.
C'est singulier... sur mon chemin Je les trouve soir et matin.
JACQUES, à Thérésa, regardant sa main.
Et puis je vois dans cette ligne...
Georgetle.
Je découvre dans certain signe.
Que cet amant trop séducteur...
Ignore encor tout son bonheur !
TUÉRÉSA et GEouGETTE, à part.
11 le connaît, je meurs de peur!
sATLRNiN, riant.
Ah ! Le sorcier leur fait grand peur!
JACQUES, d'un ton solennel. Enfin, de mon pouvoir suprême Pour qu'on ne doute plus ici.
Je vais nommer tout haut celui Que tout bas en secret on aime !
GEOUGETTE el TUKUÉSA, à Jucques.
Mon bon devin, n'en dites rien!
Cachez-le bien 1 cachez-le bien !
SATURNIN, à Jacques.
Non pas... Vous qui parlez si bien.
Ne cachez rien, ne cachez rien!
ENSEMBLE
GEORGETTE et THÉRÉSA.
Ah ! c'est de la magie !
Quel étrange pouvoir!
11 voit dans notre vit:
Comme dans un miroir.
Mais par un sort prospère Pour tous les amoureux, Les sorciers, sur la terre, Ne sont jamais nombreux,
JACQUES
Oui, grâce à la magie, A son divin pouvoir, Je vois clair dans la vie Comme dans un miroir.
Mais par un sort prospère Pour mon métier fameux, Les sorciers, sur la terre, Ne sont jamais nombreux.
SATURNIN
Voilà de la magie!
Le merveilleux pouvoir I Il voit clair dans la vie Comme dans un miroir.
Mais par un sort prospère Pour tous les amoureux, Les sorciers, sur la terre, Ne sont jamais nombreux I
SATURNIN, au Chevrier, à part.
Celamaut, qui donc peut-il ôlre ?
JACQUES, avec malice.
Tune devines pas après ce beau portrait?
SATURNIN
Moi, pas du tout
Frappé d'une idée.
Attendez... Et si fait !
Attendez, oui, je crois le connaître.
A j)orf.
Un brun charmant, Noble, élégant, Au maintien fier.
Et de bon air...
Je crois, ma foi.
Que c'est bien moi !
JACQUES, aux deux femmes.
A chacune de vous, à l'écart, en secret, .le veux dire le nom de celui que l'autre aime. A Thérésa.
Le voulez-vous "?...
THÉRÉSA
J'y consens
GEORGETTE
Moi de même, JACQUES, bas, à Georcjelte.
Celui (jue Thérésa chérit avec ardeur...
GEORGETTE, de même, à Jacques.
Parlez^ parlez, c'est...
JACQUES, de même.
Stéphan le chasseur.
GEORGETTE, conslemée.
Ciel!...
JACQUES, à Thérésa, à part.
L'amant que Georgette aime au fond de son cœur,
THÉRÉSA, bas à Jacques.
Parlez, parlez, c'est...
JACQUES, de même.
Stéphan le chasseur !
THÉRÉSA, à part.
Serait-il vrai! j'étouffe de fureur !
SATURNIN, avec joie.
Aimé de toutes deux! Ah ! C'est trop de bonheur! ENSEMBLE.
THÉRÉSA
Ah ! J'étouffe de fureur.
Vraiment c'est une horreur,
GEORGETTE, regardant Thérésa.
Mon Dieu! Quelle fureur !
Vraiment elle fait peur !
JACQUES, montrant Thérésa.
Voyez quelle fureur 1 Vraiment elle fait peur!
SATURNIN, à lui-même.
De moi deux cœurs sont amoureux !
Vraiment on n'est pas plus lieureux !!... GEORGETTE, à Thérésa.
Calmez-vous donc, ma chère, .\llons, plus de colère.
Stéphan m'a dit souvent :
Eh ! oui, vraiment, Thérésa me plaît, mais je croi Qu'elle est un peu luùrc pour moil
LE VAL D'ANDORRE
THÉBÉsA, à Georgette.
Je sais fort bien, ma chère,
Que c'est vous qu'il préfère !
Il m'a dit bien souvent :
Georgette est charmante, et pourtant...
Elle est coquette, elle est légère, EUe est menteuse, elle est colère.
A tout le monde elle veut plaire, Et vraiment n'y réussit guère!
Voilà ce qn'il me dit, ma chère, Et je passe ici plus d'un trait.
Mais je sais bien que sur la terre On ne peut pas être parfait l ENSEMBLE,