SCÈNE XV
Les Mêmes, D'HERBELIN , M°'«D'IlERBEl,L\, ISAURE.
DT3MOKTEL, apercevant d'Herbelin.
D'Herbelin ici! ah! je ne m'étonne plus. (A madame d'Herbelin et à Isaure. ) Mesdames, voulezvous bien me permettre...
M. d'hERBELIN, avec chaleur.
Eh ! voilà l'ami Dumontel ! parbleu je ne t'attendais pas sitôt... 11 me paraît que, lorsqu'on a le désir de voir la mer, on a fait ses affaires promptement... Tu savais donc l'adresse de ces messieurs?... tu n'es donc pas descendu?... MONBRAY, à part.
Ciel! (Haut.) Monsieur était trop intéressé à la connaître.
DUMONTEL
Figuie-toi, mon cher, que par le plus grand hasard...
DHERIGNY, rompant vivement la conversation.
Allons, allons, messieurs, nous voilà tous réunis, ne pensons qu'au plaisir qui nous attend... Saint-Valery , mon ami, c'est à toi de bien fêter ces messieurs et ces dames ; ils t'ont tous été recommandés par ton ami Bernard... (A part.) Le diable m'emporte si je sais où donner de la tête!
MADAME d'hERBEI.IN.
La recommandation est inutile. { A Dumontel. ) Si vous saviez tout ce que ces messieurs ont fait pour nous!
MONBRAT.
Madame, mon plus grand désir dans ce moment serait d'en pouvoir faire encore davantage.
MADAME d'iIERBUMN.
On n'est pas plus honnête.
MONBRAY, à d'Herbelin.
Je suis enchanté de l'arrivée de M. Dumontel... Parbleu ! pendant les trois jours que nous serons ensemble, nous nous amuserons bien.
M. d'iiEHBELIIS , avec mystère.
Oui , mais je serais d'avis de lui ménager une surprise ; ne lui parlons pas de la frégate.
MOKBRAY, étonné.
Que veut-il dire avec sa frégate? (Prenant Dumontel parle bras, et à dimi-voix.) Nous devions partir hier soir; mais cela m'a été impossible; ce matin nous avons été chercher M. d'Herbelin; nous allons déjeuner, et nous partirons de suite.
DUMONTEf,.
Tant mieux ; au moins je serai des vôtres.
MONBRAY.
Allons, au lieu d'un mystifié eu voilà deux? (Haut.) Mais voyez donc comme on se trouve? En vérité, il y a souvent des rencontrer bien heureuses. ( A part. ) Dialile d'homme qui nous tombe sur les bras!
LK VOYA(;i': A DIKPPK.
&IADAME d'hEBBKli^i, à Dumoatel.
Si vous étiez venu une liriire plus lard, vous ne nous auriez jias trouvés iri... Nous allions partir.
M. o'HEnBELIN.
Oui, le déjeuner nous a retenus...
r)CMO>'TEL.
C'est ce que monsieur vient de me dire... Mais nous nous serions toujours retrouvés là-bas. M. d'h£Kbkli:<.
Oui, sur le port; c'est là que deux bons parisiens doivent se rencontrer... Mais maintenant nous irons tous ensemble, et cela vaut Leau- <oup mieux.
MADAME d'hERBELIN.
Mais qu'avez-vous donc fait de vo? parjucts?