DC MONTE
lis sont en bas . dans la voiture.
M. d'meubelin.
Dis-moi doue un peu, mon i lier Dumontcl , lorsque tu as compté la dernière borne, ton cœur a du battre ; tu as dii éprouver une émotion?...
MONBUAY , à part.
Pour cette fois tout va éclater.
Di;Mn>ïEi,.
Une émotion!... point du tout. . Et pour quelle raison?
M. DHEIIBELIN.
Oli '. pour quelle raison. ..Tu veux toujours faire le petit philosopbe , l'homme indifférent pour les plaisirs... et cependant tu t'es dépéclié de terminer tes affaires...
DCMONTEL.
Il est vrai que je n'ai pas perdu de tenqis.
MADAME d'bEHBELIN.
Comment avez-vous fait la route?
DLMOSTEL, étonné.
Mais, madame, d'une manière assez rommo(le...en fiacre...
MADAME d'iIERBEI.IN.
En fiacre! I^a plaisanterie est délicieuse.
M. n'iIEBBELIN , riant.
.■\h ! ah ' ab! ail! Le drôle de corps que ce DuinontelITu m'avoueras, mon cher, que la course était un peu lonjjue.
MADAME n'HEnBELIS.
I^e cocher, à coup sûr, méritait un lion pour boire.
miVONTKI..
Oui!... Le coquin f.iisait des difficultés pour marcher; mais ciuanil je l'ai eu menacé de prcndie son numéro, il s'est dé» idé à me eond(]ire.
M. u'HKnnELlîl, riant aux éclats.
Ah ! ah ! ab ! ah ! Hravo, mon atni ! bravo ! je vois que tu «s dans ton jour de fjaité... Tant mieux, morbleu, tant mieux, ma bonne humeur ne le cè<lera en rien à la tienne.
sjj^
DDMOSTEI..
Je veux mourir si je comprends un mot à i ce f|ue vous me dites.
MO>Br,AY,h d'IIcrbHin.
Il est fort {jai , ce mousieur Duniontel, fort mablc.
M. d"uebbeli:(.
Ah ! c'est un excellent viv.int , vous n'y pas. { Tirant un journal de sa poclic. ) Parbleu , o sieurs, pendant f|ue j'v pense, faites n.oi d le plaisir de m'expliquer quelque chose que ji comprends pas. Tout-à-l'heure, en traversai salon , j'ai trouvé le Journal de Paris, et je i perçois qu'il est daté du dimanche 25 fév
DOMONTEt.
Eh bien ! quest-ce que cela a donc de si éi nant? Est-ee que nous ne sommes pas auji d'hui dimanche 2 0 février?
M. DIIEnBELIN.
Je le sais parfailenieut , mon ami; si i étions à Paris, je ne serais pas étonné que reçût le journ;d le matin même du jour < s'iiupi ime ; mais en province !
DLMONTEL, étonné.
Comment ! en province?
MO.NBRAY,bas à Dumonlel , pendant que d'IIt occupe M. d'Hcrbclin.
M. d'Herbeliu est fort complaisant : de qu'il est ici , il feint de se croire en provifK cela parce que nous demeurons au Mar Vous savez rjue les personnes rpii habitei centre de Paris affectent de re{;arder ce <|u; isolé conune la province... C'est une plais rie qui commence déjà à être usée.
DCMONTEL, de même à Monbray.
01) ! j'y suis à présent... Parbleu , je lui seillede parler, lui qui demeure auprès di diii-des-Planles... (Haut.) Oui, mon ami, les journaux arrivent ici le matin; ils sii i ment la veille au soir... et d'ailleurs la pasi vite... et puis la province où nous soi n'est pas tellement éloignée de Paris... M. d'iiebbemn.
Oh ! sans doute... Le lendemain on peuts I ici ce qui s'est passé la veille dans la ca| I
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SCÈNK XVI.
Les Mêmes, DUPHÉ.
dcpré.
Monsieur, le déjeuner est servi.
MOXBKAV.
Excellente nouvelle!... Allons, mesoi. • table.
DtMOMEL.
Quant à moi, messieurs, mon déjeun' < termim'... Pour ne pas perdre île temps pn '■ que vous ferez le vôtre , je vous deinand» » |)erinissi(m d'éirire quelques lettres.
1)'hÉiiIC.>Y , à pari.
Tant niic'UX, cela s'.irran;;p a merveille. '
AGTi: II, SCÉNR XVI.
Vionsieur, voilà mon onbippt... Vous v trouveez tout ce qui vous sera nécessaire. (Offrant la nain aux dames. ) Mesdames , voulez-vous bien )ermeitre?...
MONBïlAY , ga!n;eiu.
Allons, allons, à tabK-.
SCÈNK XVII.
DUMOr^TliL, seul.
Ma foi , ma lettre de clianye m'a conduit ici
bien heureusement... Cest sinf[ulier; mais ces jeunes yens m'ont paru tout-à-l'lieurc embarrasses.. Leur obligeance conuneiici- peut-être iléj.i à leur être à cliargc ; tians le fail , quaire étrangers à la lois ! c'est pousser un peu loin la complaisance... Au surplus, «li'péclions-nous d'écrire ma lettre , et fâchons du moins qu'on ne nous attende pas pour partir.
(Il entre (Ijiis le cabinet a droite.)
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SCENK 1.