et M"^ LAMBKRT ; un .TocKKY portant des paquets
'*■■'■ MADAME LAMBEirr.
Comme c'est heureux ! comme c'est heureux ! ersonue ne nous a vus entrer... Allons, monieur , apprêtons-nous à surprendre nos amis, t à les seconder d'une manière piquante.
LAMBEHT, au Jockey.
James! donnez-nous nos costumes, et retourez à la voiture. (Le jockey soit ) Savez-vous, maame, que le rôle que vous m'avez donné est un îrrible fardeau pour moi?lÙre à la fois auîur et acteur ; je m'effraie déjà en pensant que ; serai obligé d'improviser.
MAOAJIE LAMEEtlT.
Ne craignez rien, je vous soufflerai; n'oubliez as sur-tout que je me nomme Paimyre , jeune sclave géorgienne que vous avez épousée dans n de vos voyages : le ton brusque, la grosse voix, air jaloux. Parlez du Kamtsciiatka , du détroit eBabelmaudel, de la mer Caspienne, des îles Mo- -iques. Jurez bien fort... Demandez à tout propos a punch, du rhum, du rack ; lancez, si vous ouvez, quelques mots s|)irituels ; persoime ne •oas reconnaîtra , et la mystification sera des lins complètes.
LAMBERT
Bravo! bravo! c'est cela oh! maintenant je ens mon rôle , et il me tarde d'êtie en scène.
MADAME LAMBERT
Mais oii nous habiller ? (Ouvrant la porte du cainet à gauche.) C'est charmant ! une pièce pour eus , et dans le fond un cabinet de toilette pour loi.
LAMBERT
J'espère que nous n'aurons pas perdu de Rmps , et que Monbray et d'Hérigny ne nous re- Tocheront jamais de ne pas les avoir secondés.
MADAME LAMBERT
J'entends quehju'un ; allons, monsieur, place u théâtre ; le spectacle va bientôt commencer.
( Ils entrent a gauche. )
DUMONTEL , sortant du cabinet à droite; H ISAURE, entrant par le fond.
DUMONTEL
Voilà toutes mes lettres écrites , et l'on peut partir maintenant quand on voudra.
ISADRE.
Mon ami, je vous cherchais... Ah! que ces messieurs sont aimables !
DIMO-NTEL.
Oui ; mais je les ai trouvés distraits, préoccupés.
ISAtîRE, souiiant.
Vous ne s;tvez pas pourquoi ?
DCMONTEL.
Non.
ISAURE
Je lésais, moi. (Avec mystère.) Je crois que l'un d'eux, M. d'Hérigny, aime secrètement.
DCMON'TEL , vivement.
Ah! mon Dieu ! le pauvre jeune homme!... et qui donc?
ISAVRE.
Vous ne le devinez pas ?
DCMONTEL.
Non , ma foi.
ISAURE
Cest moi.
DLMONTEL, à part.
Quelle injjénuité ! (Haut.) I*arbleu, voilà un amour qui lui est venu bien subitement. Quoi I à peine s'il vous connaît.
ISAUBE, vivement.
Oh! il y a déjà long-temps que nous nous sommes vus : l'été dernier, le jour de la sainte Clotilde, il a dansé deux fois avec moi au bal de Sceaux, ei pendant la contredanse il n'a cessé de me regarder : en me revoyant ici, il a (té interdit... il a pali : or, mon ami, quand ou danse ensemble, qu'on soupire... qu'on se retrouve six mois après, et qu'en se revoyant on rougit, on pâlit, est-ce là de l'amour? Si je