‹ Pièces de théâtreChapitre 860 sur 1093 · et M"^ LAMBKRT ; un .TocKKY portant des paquets · texte numérisé non relu

et M"^ LAMBKRT ; un .TocKKY portant des paquets

'*■■'■ MADAME LAMBEirr.

Comme c'est heureux ! comme c'est heureux ! ersonue ne nous a vus entrer... Allons, monieur , apprêtons-nous à surprendre nos amis, t à les seconder d'une manière piquante.

LAMBEHT, au Jockey.

James! donnez-nous nos costumes, et retourez à la voiture. (Le jockey soit ) Savez-vous, maame, que le rôle que vous m'avez donné est un îrrible fardeau pour moi?lÙre à la fois auîur et acteur ; je m'effraie déjà en pensant que ; serai obligé d'improviser.

MAOAJIE LAMEEtlT.

Ne craignez rien, je vous soufflerai; n'oubliez as sur-tout que je me nomme Paimyre , jeune sclave géorgienne que vous avez épousée dans n de vos voyages : le ton brusque, la grosse voix, air jaloux. Parlez du Kamtsciiatka , du détroit eBabelmaudel, de la mer Caspienne, des îles Mo- -iques. Jurez bien fort... Demandez à tout propos a punch, du rhum, du rack ; lancez, si vous ouvez, quelques mots s|)irituels ; persoime ne •oas reconnaîtra , et la mystification sera des lins complètes.

LAMBERT

Bravo! bravo! c'est cela oh! maintenant je ens mon rôle , et il me tarde d'êtie en scène.

MADAME LAMBERT

Mais oii nous habiller ? (Ouvrant la porte du cainet à gauche.) C'est charmant ! une pièce pour eus , et dans le fond un cabinet de toilette pour loi.

LAMBERT

J'espère que nous n'aurons pas perdu de Rmps , et que Monbray et d'Hérigny ne nous re- Tocheront jamais de ne pas les avoir secondés.

MADAME LAMBERT

J'entends quehju'un ; allons, monsieur, place u théâtre ; le spectacle va bientôt commencer.

( Ils entrent a gauche. )

DUMONTEL , sortant du cabinet à droite; H ISAURE, entrant par le fond.

DUMONTEL

Voilà toutes mes lettres écrites , et l'on peut partir maintenant quand on voudra.

ISADRE.

Mon ami, je vous cherchais... Ah! que ces messieurs sont aimables !

DIMO-NTEL.

Oui ; mais je les ai trouvés distraits, préoccupés.

ISAtîRE, souiiant.

Vous ne s;tvez pas pourquoi ?

DCMONTEL.

Non.

ISAURE

Je lésais, moi. (Avec mystère.) Je crois que l'un d'eux, M. d'Hérigny, aime secrètement.

DCMON'TEL , vivement.

Ah! mon Dieu ! le pauvre jeune homme!... et qui donc?

ISAVRE.

Vous ne le devinez pas ?

DCMONTEL.

Non , ma foi.

ISAURE

Cest moi.

DLMONTEL, à part.

Quelle injjénuité ! (Haut.) I*arbleu, voilà un amour qui lui est venu bien subitement. Quoi I à peine s'il vous connaît.

ISAUBE, vivement.

Oh! il y a déjà long-temps que nous nous sommes vus : l'été dernier, le jour de la sainte Clotilde, il a dansé deux fois avec moi au bal de Sceaux, ei pendant la contredanse il n'a cessé de me regarder : en me revoyant ici, il a (té interdit... il a pali : or, mon ami, quand ou danse ensemble, qu'on soupire... qu'on se retrouve six mois après, et qu'en se revoyant on rougit, on pâlit, est-ce là de l'amour? Si je

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