‹ Pièces de théâtreChapitre 861 sur 1093 · LK VOYAGE K UIEI'PE · texte numérisé non relu

LK VOYAGE K UIEI'PE

ï-f: VOYAGK A DIKPPr:.

pouvais causer im instaiu senli' avec ma mère, je l'interrojTerais sur tout cela; mais vous , mon ami, qui êtes si bon , et en qui j'ai tant de confiance, dites- moi si je ne me trompe pas.

DIMOMEI..

Diable ! mais voilà qui devient sérieux. Ma chère amie, les passions du cceursontdéja bien loin de moi; je me rappelle seulement qu'une fois en ma vie j'ai ressenti, pour feu madame Dumontel, un amour qui m'a rendu bien malheureux, bien malade même... mais enfin le mariage est venu...

ISAURE

Et vous avez clé guéri ?

r)l"MO>TEL , vivement.

Oh! radicalement. Mais, ma chère enfant, il ne faut pas toujours s'en rapporter aux ap|)arences; souvent, en amour, les jeunes {»ens s'abusent eux-mêmes.

ISAURE

Tout-à-l'heure ^^. deSaint-Valery me disait tout bas : «Mademoiselle, nos intentions sont « pures; avant de demander votre main à vos «parents, vous sentez-vous disposée à aimer « mon ami? Vingt-cinq ans, un bon cœur, une "jolie tournure, et cincjuante mille livres de M rente, cela vous convient-il ? »

DIMONTEI..

Eh bien , ma chère amie , vous avez répondu ?...

ISACnE, baissant les yeux.

Que si mes parents y consentaient...

DrMOSlEL.

Vous accepteriez le bon coeur, les vingt-cinq ans, la jolit; tournure et les cinquante mille livres de rente.

ISATJRE.

Mais, je vous en prie, monsieur Dumontel ,

voyez mes parents, parlez... agissez... Tenez, le

voici... je me retire.

(Elle sort.)

eeeeeeeeeeceeoeeeeeeeeeeeoooaooeseaeeeeaesoeoeesMeeeeeeuâ

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