LA DUCHESSE, DIANE
LA DUCHESSE, courroucée.
Vous ôtes émue, Diane!..
DIANE
Oui... mais de colère et d'indignation !.. Ah ! ma mère, vous m'avez donné un mari...
LA Dl'CHESSE.
Un beau nom !.. Voilà comme était M. le Duc, mon époux, quand il partit... mais cinq ans après... il était superbe !
DIANE
Cinq ans, ma mère !.. et j'en ai dix-huit !.. et je suis ciiiotnée d'hommages, recherchée pur tout ce qu'il y a de plus brillant à la cour !..
Du courage, ma fille!.. Songez à ce que vous dc\i'/, au rang des Moailles.
DIANE
Un mari, devenu déjà le jouet de la cour ! In 7al)le de Versailles!., dont on rit, dont on se Dio(|ue !.. à qui l'on oITre, non une charge à la cour, non tu) régiment, niais une boîle de dragées !.. Ah ! s'il était reslé... je me serais vengée !
LA n cru ESSE.
S'il était resté!.. Ma lillc, vous n'auriez pas
* Uiant, U Dui,L«M«i ^n,
«^oublié ce que vous nous devez à tous... Allons, rentrez chez vous , faites vos prières et... (L'embrassant au front.) bonne nuit, ma fdle!.. DIANE, soupirant.
Bonne nuit, ma mère !
LA DUCHESSE , ouvrant la petite porte à gauche. Je passe chez la Princesse, par les petits appartemens... Adieu, ma fille.
DIANE
Adieu , ma mère. (La Duchesse sort, Diane s'assied adroite.) Son carrossc vient de partir... tant mieux !
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