ACTE II, SCENE V
«taçtement, adressée par lui, à... (Éclatant.) A*©» YOtre femme !
RICHELIEU, stupéfait.
A ma femme !
m"* de noce.
A votre femme, qu'il aime... depuis longtemps.
mcHELiEU , ému.
Depuis long-temps!..
m"' de nocé.
Gomment cettre lettie est-elle revenue dans les mains du Chevalier, je l'ignore... mais enûn, il l'a perdue chez moi.
RICnELIEU.
Chez vous?.. (A part.) Oh! je devine!
m"' de nocé, baissant les yeux.
C'est-à-dire...
RICHELIEU, de plus en plus ému.
Mais lui!., quand il m'excitait à piquer, à irriter la Duchesse... quand il me défiait... c'était pour profiter lui-même... le grand traître! m"* DE NOCÉ , de même.
Oh oui! bien traître... et je viens vous demander une explication.
RICHELIEU, éclatant de rire.
Ah ! ah ! ah !.. (m"* de Nocé le regarde avec surprise.) Une idée!..^ Ah! ah! ah!., je ne suis pas encore mari, et je serais déjà... (changeant de ton.) Ah! non, par exemple.
m"* DE NOCÉ.
Eh quoi ! vous n'êtes pas indigné ?..
RICHELIEU
A quoi sert?... Le temps qu'on passe à être indigné, est perdu pom- la vengeance... Oh! la vengeance!... le plaisir des Dieux.... et.... des filles d'honneur!... Il s'agit de nous venger!...
m"' DE NOCÉ.
Me venger!
RICHELIEU
Oui , je vous vengerai , vous me vengerez , nous nous vengerons !.. voulez-vous?