SCÈNE III
CHAUDOREILLE , seu'.
Pan\ro femme ! je l'ubuse à dire d'experts. Elle me croit épris d'Antoinette, et je la berce dans cette croyance erronée... Non , ce n'est point aux pieds d'une cuisinière que je prodigue mon encens!... L'amour n'uime point à descendre : celle que j'adore est au-dessus de moi... au troisième, un étage pins haut : M™ Zénobie... l'entrepreneuse de gilets... Celte profession me semble jolie pour une femme !... L'autre jour, nous montions l'escalier ensemble... elle devant, moi derrière... Sa jambe, légèrement décolletée, fit éclore en moi ce raisonnement : Puisque cette dame a la jambe bien tournée, je dois avoir besoin de gilets... Et j'allai chez elle sous ce prétexte.
AIR : Et ma chaumièrs et mon troupeau.
Déguisant ma flamme amoureuse.
Je commandai ce vêtement :
Sa main légère et cliatouilleuse
Me prit mesure en frémissant.
Sans lui causer aucun ombrage,
Je lui fais faire des gilets.
Et je couvre avec son ouvrage
Et ma poitrine et mes projets.
Elle se fait appeler M™e Zénobie... ce nom m'est suspect... Depuis six mois que j'habite ici, sous la môme tuile, je n'ai aperçu aucun mari... je n'ai vu qu'une robe de chambre^, celle-ci, qu'elle m'a vendue dans un moment de gêne... et que j'ai fait élargir... Mais de qui vient cette robe de chambre?... Voilà le problème.... Je la suppose à la fois veuve et demoiselle... Encore une profession que je trouve jolie pour une femme !... En l'absence de la mienne, je lui portais tous les jours des fleurs... et, à force de soins, de persévérance, j'ai déjà obtenu d'elle... deux gilets... fort chers I mais, eu revanche, beaucoup trop étroits... N'importe ! continuons à nous faire giieter par elle, et courons acheter une robe à Eglantine.
oeooooooooooocooooooooMoeooacooo3?eoo9fooooooooo8oo