‹ Pièces de théâtreChapitre 118 sur 1069 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

Les Mêmes, REBECCA.

REBECÇA, un livre à la main, haut et avec intention.* Miss Suzanne, esf-ce à vous ce livre que je viens de prendre sur votre table ?

SUZANNE, à part. Grand Dieu! j'ai oublié de le serrer.

' Edouard, Rebccca, Suzanne.

lES SliPT PÉCHÉS CAPIT.UX.

EDOUARD. Paurreange, c'est quelque livre édifiant j'en suis sûr, (Prena7it le litre des mains deRebecca, l'ouvrant et lisant: Lettres amoureuses d'Héloise et d' Abailard. Esl-il possible ! de pareilles lectures. [Parcourant le volume-) Que "S'ois-je! des annotations en marge, serait-ce votre écriture, mademoiselle ?

SUZANNEj balbutiant. Hélas! oui.

EDOUARD, lisant.

Air de Céline.

0 Connue Héloïse je soupire ; » L'amour fait mon tourment, mon bien.

» Héloïse, mon cœur désire *Un tendre ami comme le tien,

Qu'ai-jc lu, mademoiselle.

Un tel désir me scandalise; Moi, j'y renonce pour ma part.

à part. Si vous voulez être Héloïse, Je ne veux pas être Abailard.

Lisant. «Mon espoirs'est réalisé, je crois «avoir trouvé celui que je rêvais." Ah! ah! cet être imaginaire...

SUZAIVIXE, les yeux baissés. Oh! je ne l'ai rencontré qu'une fois.

EDOUARD. Nous y voilà ! la nature était vm beau jeune homme!.. C'<;n est fait!

dût mon père me déshériter, plus de femme, plus de mariage!

^BBECCK, s' appi-oc/iaîd de lui et tendrement. Moi, je n'ai jamais rencontré de beau jeune homme. (Soupirant) Ah!

EDOUARD. Vieil être, que tu m'importunes!

SUZAXiVE, regardant au fond. Ol'ciel, mon père avec toutes mes sœurs, que devenir...

Elle se cache la figure entre ses mains,

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