SCENE V
Les Mêmes, M"° POITEVIN.
M-"" POITEVIX. Eh bien, monsieur Philidor, ne vous gênez pas... et toi, Madeion...
MADELOX, un fer à la main. Moi, ma tante... j'attendais que mes fers fusssent chauds...
PHiLipoR. Et nous repassions notre leçon de la dernière fois.
M- POITEVIN. En voilù assez de leçons... comme ça. . .
MADELOX. Ma tante, le mois est commencé...
PHILIDOR. Ah! par exemple.... je ne m attendais guère à celle-IJi... {Bas à via-
dame Poitevin. ) Quoi! c'est vous, aimable Poitevin... qui voudriez diminuer les occasions de nous parler de notre amour?..
jime POITEVIX. Elle est belle, votre amour.
PHILIDOR. Allons, allons... ça se calmera. [Il tire samontre.) Au surplus, voilà précisément l'heure où je donne ma leçon à votre locataire du second... j'y monte... et en descendant j'appaiserai cette charmante colère... [h se met en posture pour exécuter ce qu'il va dire.) Changement de pied, une pirouette... chassez-croisé... et au revoir.
Il sort. Pendant tout ce temps-là Madelon s'est occupé de son ouvrage en fredonnant.