SCÈNE XIV
WERTHER , seul , se relevant et s'essuyant les genoux.
Ma foi, elle a mis de la dignité'... oh! mais excessivement de dignité... N'importe, elle m'adore, c'est l'essentiel... et, comme elle a trop de vertu pour... que j'ai moi-même trop de délicatesse , je n'ai qu'une voie pour sortir de perplexité ; et au moyen d'une légère mixtion de soufre et de salpêtre,.. Oh ! là là ! qu'est-ce qui
te passe par la tête?... Eh bien ! eh bien ! W^erther, tu dis que tu sais aimer, et tu ne sais pas mourir!... Allons, du courage, et songe que quand on a passé par toutes les épreuves du sentiment , la mort n'est autre chose que le délassement de l'homme sensible.
ALRERT, dans l'intérieur de la maison.
Messieurs, vous avez beau dire, je ne puis m'y décider.
WERTHER
Mais j'entends résonner la voix d'Albert... Retirons-nous; je ne me sens pas d'humeur à dialoguer avec lui.
(11 sort.)
eoaasaeaaeaeeaaaeaaaeeaaaaeeaaaaaaeeeaeaoeeeeaaeeeaeaeeeee
ALBERT, VOLMAR, FRITZ, sortant de
l'auberge.
ALBERT
Non, messieurs, je ne puis me résoudre à lui faire ce mauvais compliment-là. W^erther est mon ami, il est l'ami de ma femme; je connais leur délicatesse mutuelle, et je vous assure qu'il n'y a pas le moindre danger pour moi.
VOI.SIAR.
A la bonne heure ; mais, si vous continuez à le recevoir, empêcherez-vous les propos des médisants?
ALBERT
Qu'est-ce que ça me fait ?
VOLMAR
Que diable ! songez donc à votre réputation ; songez qu'on va crier.
ALBERT
On criera tant qu'on voudra ; je me boucherai les oreilles, et je ne renverrai pas de chez moi un homme qui ne m'a encore rien fait. FRITZ, bas à Volraar.
Hein ! est-il d'une bonne composition ?
VOLMAR
Mais encore !
ALBERT
c'est inutile.
Air de Papa Bec.
Non, non, Laissez-moi donc !
Werther nous aime , Et nous l'aimons de même.
Non , non , Laissez-moi donc !
VOLMAR
Mais vous avez donc perdu la raison ?
ALBERT
Croyez-vous qu'Albert Ne soit pas expert?
En vain , de concert , Chacun le dessert ; Mon ami m'est cher ; Pourtant j'y vois clair ;
WERTHER
Je connais Werihor Comme mon Pater.
ENSEMBLE