‹ Pièces de théâtreChapitre 444 sur 1069 · VOLMAR, FUIT · texte numérisé non relu

VOLMAR, FUIT

Non, non ; Crovcz-iious donc !

Et s'il vous aime, 11 vous trompe de même.

Non , non ; Croyez-nous donc !

El rendez-vous enfin '.\ la raison.

ALBERT

Non , non , Laisspz-nioi donc !

Werther nous aime.

Et nous l'aimons de même.

Non , non , Laissez-moi donc !

Ne venez point me troubler la raison.

VOLMAR

Quoique bien connu Pour être ingénu , Qui vous aurait cru Aussi prévenu?

Si 11- pl.nn conclu N'est |)as résolu , .T'en suis convaincu , Vous serez... perdu.

ENSEMBLE

Non , non , etc.

■• VOL.MAR

Eh bien! .si ce n'est pas pour vous, que ce soit pour lui.

ALBERT

Comment ça ?

VOLMAR

Je veux bien convenir (jue Werther aime votre femme en tout bien , tout lioinieur.

ALBERT

Mais c'est que ça ne peut pas être autrement.

VOLMAR

Alors que deviendra notre niailieureux ami?... Livré continuellement à une pa.ssion qu'il se reproche, n'ayant ni l'espoir, ni l'envie de séduire celle qui en est l'objet, sa mélancolie auf[mentera nécessairement.

FRITZ

Sa tête, qui est déjà fêlée, se cassera tout-àfait.

VOLMAR

Et vous aurez à vous reprocher cela toute votre vie.

ALBERT

Fallait me montrer la chose comme ça d'abord ; j'aurais entendu raison.

VOLMAR

Ainsi vous consentez?

ALBERT

Du moment que c'est pom- son bien... mais je vous prie d'être bien pcisuatlés que ce n'est pas par jalousie.

FRITZ

Vous en êtes incapable.

VOLMAR

Ah ç.'i , prenez bien jfjarde de vous laisser séduire par ses grandes phrases , ses protestations.

ALBERT

Soyez tianquille... à présent que je vois qu'il y a effectivement du danger pour lui à rester plus lon<;-temps, je l'aime trop pour ne pas le chasser sans rémission.

FRITZ

Justement, je l'aperçois.

VOLMAR

Nous vous laissons avec lui ; sur-tout point de ménagement, ferme! bon homme. (A part, à Fritz. ) Et nous , allons tout disposer pour le prompt départ de mon trop sensible ami. (Ils sortent.)

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