‹ Pièces de théâtreChapitre 602 sur 1069 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

THEODORA, MICIIELEMMA.

Théodora à genoux devant un prie-dieu : costume simple, de couleur brune : Michelemma entrant.

MiCHELEMMA. Madame, madame.

THÉODORA. Ah ! c'est toi ?

MICHELEMMA. Voici la cassette que vous m'avez demandée.

THÉODORA. Ouvre-la, chère Michelemma, et prends parmices parures celle que lu voudra;!, la moins précieuse suffît pour l'assurer une existence heureuse.

MICHELEMMA. Vous me quittez douc, madame ?

THÉODORA. Je quitte tout , Michelemma...

MICHELEMMA. Mais Cette vie riche et joyeuse ?

THÉODORA. Je la maudis.

MICHELEMMA. Ce monde qui vous adorait.

THÉODORA. Il m'a perdue.

MICHELEMMA. Ccsbijoux, ces diamans , ces colliers, qui font l'orgueil d'un cœur de femme.

THÉODORA. Sont Ics choînes qui liaient mon ame à l'enfer, je les brise.

MICHELEMMA. Votrc palais de la Piazzelta.

THÉODORA. Etait en flammes hier... en ruine aujourd'hui :j'ai commencé, le peuple a fini.

MICHELEMMA. Le peuple !

THÉODORA. Oui, le peuple... lion étrange qui rugit contre son maître, et qui le dé-

fend... parce que sans doute un jour il compte le dévorer...

MiCHELEMMA. Eh! que vous restera-t-il donc?..

THÉODom. Dans ce monde la pénitence.

et dans l'autre l'espoir... ma fil!e... tt Dieu!

MiCDELEMMA. Mais moi... moi, madame !..

THÉoDORA. Demain, Luidgi et toi, vous

serez libres... Vous vous aimez?

MiCHELEMMA. Madame!..

THÉODORA. Laisse-moi, Michelemma.

Michelenima sort.

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