CATHERINE, LES DUCHESSES D'OX- FORD ET DE ROKEBY
C/XTIlERIiVE, à genoux sur son prie-dieu, iMort , mort pour moi , égorgé sans pitié , sans miséricorde ! Oli! cet liomme a donc un cœur de bronze , comme il a une poitrine de fer? pauvre comte de Sussex!
LA DUCHESSE d'oxford. Il aurait fallu qu'il portât une armure enchantée pour qu'elle résistât au\ coups de son adversaire.
CVTlIERTNE. Oui , je l'ai bien vu ; tous les démons de la haine et de la vengeance couiluisaient son bras.
L\ DUCHESSE d'oxford. Si j'osais rap- ])eler à votre Grâce que le roi a permis que monseigneur l'archevêque de Cautorbéry...
CATHERINE. Oui, duclicssc , oui, je le sais, Henri, en ma qualité de reine, m'a accordé un prince de l'église pour m'assister à iues derniers momens. Je l'en remercie; mais peut-être aimerais-je autant un simple prêtre de village. Pour quand estce donc , mesdames?
LA DUCHESSE d'oxford. Ce soir , six heures.
CATHERINE. Ah I cst-ce que vous croyez que Henri me fera mourir?.. Lorsqu'avec un mol, un seul mot... il ne le dira pas... cela lui est si facile cependant ! Il n'y a donc aucim moyen de me sauver, dites, madame d'Oxford , madame de Rokebv ? {Lrs deux femmes pteurenl.) Mon Dieu ! mon Dieu I. . Oh ! laissez-moi, puisque vous ne pouvez m'aider en rien, taissez-u^oi seule.
(T. es fcpiincs sortent \