‹ Pièces de théâtreChapitre 712 sur 1069 · SCENE VIL · texte numérisé non relu

SCENE VIL

Les Précédées, HENRI.

HENRI. Salut , messieurs. Vous ne me reconnaissiez pas, monsieur Jules ; je comprends : il y a bientôt trois mois que nous ne nous étions vus.

JULES. Mais non : je vous trouve mieux.

HENRI. Merci ; mais vous oubliez que je suis médecin. ( A Alfred.') Je venais vous Jemander, monsieur, si madame votresœur retourne à Paris , ou ne fait qu'une excursion dans nos montagnes.

ALFRED. Elle retourne à Paris.

HEARi. Ainsi , cet appartement qu'elle occupait demeure libre ?

ALFRED. Dès ce moment il est à votre disposition.

HENRI. C'est que, comme il est le plus commode de l'établissement, mon père compte l'offrir à mademoiselle Angèle de Gaston.

ALFRED. Au fait , il est très-convenable.

HENRI. Et la comtesse arrivant

ALFRî^D. Quand?

HENRI. Demain.

ALFRED. Ahl

JULES. Demain : tu entends.

ALFRED. J'ai vingt-([uatre heures devant moi, et j"ai une double clef de l'appartement. ( A ILnri. ) C'est avec le plus grand plaisir, monsieur, que je saisis celle occasion (h' vous être agréable

HENRI. Merci i mademoiselle Angèle craignait...

ALFRED. Je vais moi-même la rassurer.

HENRI. Elle est au jardin avec sa tante.

ALFRED. Je le sais; mille grâces. Je vais envoyer Dominique , afin qu'il enlève de cette chambre les effets qui pourraient m'appartenir. — Yiens-tu , Jules?

JULES. Adieu, monsieur MuUer ; si vous venez à Paris , nous nous reverrrons , ie espère.

HENRI. Vous partez ?

JULES. A l'instant. Au revoir

HENRI. Dieu le veuille.

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