‹ Pièces de théâtreChapitre 713 sur 1069 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

HENRI, seul, puis DOMINIQUE.

HENRI. Cet appartement est donc celui que va habiter Angèle ' cette chambi e sera la sienne! Sur cette causeuse où je suis elle fera sa prière du soir , et peut-être y mêlera-t-elle mon nom , car elle doit prier pour tous ceux qui souffrent ; et puis c'est là qu'elle dormira d'un sommeil aux rêves purs comme ceux des anges. Oh ! jeune fille! cjue la vie est pour toi fraîche et joyeuse à parcourir; car en la voyant si innocente et si pure, quel est, je ne dirai pas l'honnue , mais le démon même , qui tenterait de la souiller !... Dieu te la fa.sse longue de tous les jours qui manqueront à la mienne!...

(.Pendant ces quclqurs mots, ilils lentement et avec faiblesse, deux ferniries de cliambn; sont en— tre'es, ont pre'naré le lit; Dominique a pris quelques objets.)

DOMINIQUE, à Henri. Je crois que c'est tout , monsieur.

HENRI. Très-bien. — Et la clef?

DOMINIQUE. Elle est à la porte.

HENRI. Allez dire à ces dames qu'elles peuvent venir. {II la lentement a la fenêtre. ) La voici I Qu'elle a l'air heiueux ! Cet Alfred qui ne la quitte pas ; il revient de ce côté avec elle ; qu'a-t-il donc besoin de l'accompagner sans cesse 1 {Il tousse . et porte sa main aoec douleur à su poitrine.) Cette chaleur me tue.

ALFRED , dans le corridor. Par ici , ircsdames, par ici.

LE MAGASIN THEATHAL.

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