SCÈNE VIII
Les Précédées , ANGELE , Madame ANGÉLIQUE.
LA COMTESSE. Allons , mon enfant...
ANGÈLE , has à Alfred. Eh bien !
ALFRED. Tout va au mieux.
ANGÈLE. Oh I je respire î... Eh I quoi , vous partez déjà , ma mère , ma bonne mère, je suis si heiueuse !.. Oh! embrassez-moi... déjà partir !...
LA COMTESSE. Tu vois... la voiture attend... Angèle, monsieur m'accompagne.^!
ANGÈLE. Monsieur ?...
ALFRED. Oui... ( Bas. ) Votre mère a sur vous des projets qu'il faut que je combatte , et je réussirai , j'espère , à vaincre une résolution que je crois fortement arrêtée dans son esprit ; mais comme elle n'a personne à Paris , et qu'il lui faut quelqu'un pour l'aider dans ses démarches, je me suis offert ; je veux me rendre utile, nécessaire si je le puis ; et alors , cher ange , quand je lui aurai rendu tous ces petits services de bureaux , de ministère , services si importans pour une femme; tu comprends, car une femme ne peut aller solliciter d'antichambre en antichambre ; une récompense me sera due , je la demanderai... Cette récompense sera Angèle, mon Angèle chérie qui m'aura peut-être oublié , mais à laquelle , moi , je penserai toujours.
ANGÈLE. ]\Ioi vous Oublier.... Oh !
mon Dieu. . . Ah ! je ne sais pas poiuquoi ,
Alfrea, mais j'ai le cœur bien serré
ALFRED. Notre séparation ne sera pas lonp.ue, chère enfant!... Rapporte-t'en à mon amour.
ANGÈLE. Oh ! que j'ai besoin d'y croire I
ALFRED. Chut ! ( Haut. ) Mademoiselle a-t-elle quelque commission?...
ATVGÈLE. Merci.
LA COMTESSE. Eh bien ! voilà que tu pleures. . . Allons, embrasse-moi. . . encore. . là... encore, tu sais bien que je t'aime...
ANGÈLE. Oui, maman , mais cela n'empêche pas que vovis me laissez ici...
LA COMTESSE. Mais... ce matin... tu ne »:oulais pas venir avec moi...
A.\GÈLE. Oh I ce matin... c'était autre rhose... ( Bas. ) Il restait lui I
LA COMTESSE. Aussitôt mes affaires terminées , je t'écris , je te le promets.... ( /4 Henri qui entre. ) Ah ! monsieur Henri, je
désespérais presque de pouvoir vous faire
mes adieux Si vous venez à Paris ,
j'espère que l'une de vos premières visites sera pour moi.
HENRI. Jamais offre n'a été reçue avec autant de reconnaissance , madame , ni avec un plus vif désir d'en profiter.
LA COMTESSE. Ainsi , c'est parole donnée. . . (^ Alfred.) Je vous attends, monsieui'.
ALFRED. A VOS Ordres , madame.
LA COMTESSE. Adieu , ma bonne tante...
adieu , Angèle ; bientôt , va... bientôt.
ANGÈLE. Ma mèi-e... ma mère...
IlEXRl, à madame Angélique. Dites-moi, madame, et monsieur d'Alvimar?
MADAME ANGÉLIQUE. Il retourné à Paris avec ma nièce.
HENRI. Ah ! voilà le secret des larmes d'Angèle.
FIN DU DEUXIEME ACTE
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