SCÈNE III
PALMYRE ; LECOQ, entrant par la porte à gauche ; il a un bonnet de coton entouré d'un ruban jaune, avec bouffette ; M""» GIBOU.
LECOQ, passant sa veste.
Eh bien! belle-maman, vous oubliez mon Adèle?
MADAME GIBOU
Non , mon gendre ; voilà sa rôtie au sucre que j'allais lui porter; mais, puisque vous v'ià, mon ami, dites-moi, êtes-vous bien content?
LECOQ
Ah! belle-maman, je suisleplusheureuxdes hommes ! et...
MADAME GIBOU, l'interrompant avec pudeur.
En v'ià assez ; vous parlez juste comme feu mon pauvr' Gibou, le lenredemain de not' mariage.
LECOQ
Je r crois, belle-maman.
Et ma fille?
LECOQ
Oh ! belle-maman...
MADAME GIBOi:, l'interrompanl.
En v'ià assez ! en v'ià assez !
LECOQ
Nous sommes comm' deux coeurs; moi, je l'appelle ma Bichotte, et elle m'appelle son Bichon.
MADAME GIBOU
Ah ! que vous me faites plaisir de me ilii-' ca ' moi, j'appelais Gibou, mon Lapin, et il m'ap-
MADAME GIBOU ET MADAME POCHET
pelait sa petite Caille ! j'étais si grasse dans c' temps-là ! J'étais rondelette...
PALMYRE
Vous êtes encore pas mal dodue comm' ça.
MADAME GIBOU
Et pas de corset !
PALMYRE
Je vous laisse avec M. Bichon. (A part.) Leur bonheur me fait bisquer. (Haut.) A ce soir, marne Gibou, ainsi que le marie et la mariée... Monsieur Lecoq, je vous souhaite toute sorte de félicité... (A part. ) Est-il farce avec son bonnet de coton et sa rosette! (Elle rit.) Adieu, monsieur Bichon, bien des choses à madame Bichette !
( Elle sort. )
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