I JUSTIN, TITI LE TALOCHELR, GEORGET
TITI , «71 paquet d la main.
Air : .4lt ! c'est charmant! (du For-l'Evêque.
1 De quoi ? de quoi !
j Trois contre moi...
j Vlan ! leur défaite
i Est complète;
Je suis vainqueur,
Honneur, honneur;
A Titi le Talocheur !
1 Reprise de rEmumble,
De quoi? de quoi?
i JUSTIN, el GEORGET.
I Ha ça, pourquoi
! Trois contre toi ?
j Si leur défaite
Est complète , I Si t'es vainqueur
j ' Honneur, honneur I
A Titi le Talocheur i
riTl. Oui, mes amis, vainqueur à mort!
pas un seul coup de pit-d! pas le plus petit poclie-ceil... à preuve, voilà mon phy- ; sique!
I D se pose.
j GEORGET. Encore des batteries !
TITI. Et cela sans le moindre accroc... \ ça n'est pas comme la semaine dernière, \ que Justin a été obligé de me prêter sa i veste... j'étais tombé sous un particulier ; qu'avait fait de l'amadou avec ma redini gotte. Tiens, Justin, v'ià ton effet que je j te rapporte.
; Il doane le paquet à Justin.
GEORGET. T'es donc incorrigible?
' TITI. tst-ce qu'on se repétrit le caractère ? tout à l'heure, à vot' porte, je trouve trois paroissiens qui font des calembourgs et »]ui veulent me mécaniser, moi, Titi surnommé le Talocheur, à cause des innombrables taloches que je me suis plu à semer sur le chemin de ma vie; je pose niuu paquet sur la borne, et je leur demande qu'c-^t-ce qu'il faut vous servir.' sans leur laisser le temps de consulter la carte, je leur donne un dîner complet, et
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au des.^cir, je leur lais prendre un potage au milieu de la rue; le champ de bataille me reste, mes trois Prussiens s'en vont sans demander des curedents, et je m'é-
cn.e
Reprise de Cair.
De quoi? de quoi?
Trois contre moi !
Vlan, leur défaite Eslconiplète.
Je suis vainquer, Honneur, honneur !
A Titi le talochcur l
ENSEMBLE
De quoi ? de quoi ?
„, • . uio' > T. oiS contre ^^^ ^^^^
GEORGET. Et dire qnc j'étais flambard comme ca... mais à présent, c'est plus ça, autre îi^^e. autre goûts. Tiens, Titi, si j'ai un conseil à te donner, c'est de te modérer, car tu trouveras ton maître , tu te feras brosser; un beau jour, foi de Georget , on te brisera la colonne Gibraltar, efcate gênera.
Il va au fond.
TITI. Bah! bah!.. Ali!.. à propos, Justin., v'ià un papier qu'était dans ta veste... et qui m'a été drôlement utile , va!
JUSTIN, vivement. Donne... donne-moi ça.
Il le prend.
TITI. Je sais pas lire, et j'y ai rien compris... Imagine-toi qu'avant-z-hier j'ai eu des mots avec un corps-de-garde, et v'Iàt-il pas que sur le vu du présent, on m'a relâché à la liberté.
JUSTIN , baissant la voix. C'est bon... c'est bon... ce n'est rien... on t'aurait bien relâché sans ça.
GEORGET. A cet' heure , un coup de main, Titi, que j'aille livrer mes livres. Titi et Justin l'aident à se charger.
I TITI. Enlevé !.. C'est-y des classiques ou des romantiques, que vous avez là?
\ GEORGET. Peu m'inquiète ! je les porte également sur mes épaules. Au revoir, les amis.
i TITI. Au revoir, Georget.
■ Georget sort.