‹ Pièces de théâtreChapitre 816 sur 1069 · I JUSTIN, TITI LE TALOCHELR, GEORGET · texte numérisé non relu

I JUSTIN, TITI LE TALOCHELR, GEORGET

TITI , «71 paquet d la main.

Air : .4lt ! c'est charmant! (du For-l'Evêque.

1 De quoi ? de quoi !

j Trois contre moi...

j Vlan ! leur défaite

i Est complète;

Je suis vainqueur,

Honneur, honneur;

A Titi le Talocheur !

1 Reprise de rEmumble,

De quoi? de quoi?

i JUSTIN, el GEORGET.

I Ha ça, pourquoi

! Trois contre toi ?

j Si leur défaite

Est complète , I Si t'es vainqueur

j ' Honneur, honneur I

A Titi le Talocheur i

riTl. Oui, mes amis, vainqueur à mort!

pas un seul coup de pit-d! pas le plus petit poclie-ceil... à preuve, voilà mon phy- ; sique!

I D se pose.

j GEORGET. Encore des batteries !

TITI. Et cela sans le moindre accroc... \ ça n'est pas comme la semaine dernière, \ que Justin a été obligé de me prêter sa i veste... j'étais tombé sous un particulier ; qu'avait fait de l'amadou avec ma redini gotte. Tiens, Justin, v'ià ton effet que je j te rapporte.

; Il doane le paquet à Justin.

GEORGET. T'es donc incorrigible?

' TITI. tst-ce qu'on se repétrit le caractère ? tout à l'heure, à vot' porte, je trouve trois paroissiens qui font des calembourgs et »]ui veulent me mécaniser, moi, Titi surnommé le Talocheur, à cause des innombrables taloches que je me suis plu à semer sur le chemin de ma vie; je pose niuu paquet sur la borne, et je leur demande qu'c-^t-ce qu'il faut vous servir.' sans leur laisser le temps de consulter la carte, je leur donne un dîner complet, et

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au des.^cir, je leur lais prendre un potage au milieu de la rue; le champ de bataille me reste, mes trois Prussiens s'en vont sans demander des curedents, et je m'é-

cn.e

Reprise de Cair.

De quoi? de quoi?

Trois contre moi !

Vlan, leur défaite Eslconiplète.

Je suis vainquer, Honneur, honneur !

A Titi le talochcur l

ENSEMBLE

De quoi ? de quoi ?

„, • . uio' > T. oiS contre ^^^ ^^^^

GEORGET. Et dire qnc j'étais flambard comme ca... mais à présent, c'est plus ça, autre îi^^e. autre goûts. Tiens, Titi, si j'ai un conseil à te donner, c'est de te modérer, car tu trouveras ton maître , tu te feras brosser; un beau jour, foi de Georget , on te brisera la colonne Gibraltar, efcate gênera.

Il va au fond.

TITI. Bah! bah!.. Ali!.. à propos, Justin., v'ià un papier qu'était dans ta veste... et qui m'a été drôlement utile , va!

JUSTIN, vivement. Donne... donne-moi ça.

Il le prend.

TITI. Je sais pas lire, et j'y ai rien compris... Imagine-toi qu'avant-z-hier j'ai eu des mots avec un corps-de-garde, et v'Iàt-il pas que sur le vu du présent, on m'a relâché à la liberté.

JUSTIN , baissant la voix. C'est bon... c'est bon... ce n'est rien... on t'aurait bien relâché sans ça.

GEORGET. A cet' heure , un coup de main, Titi, que j'aille livrer mes livres. Titi et Justin l'aident à se charger.

I TITI. Enlevé !.. C'est-y des classiques ou des romantiques, que vous avez là?

\ GEORGET. Peu m'inquiète ! je les porte également sur mes épaules. Au revoir, les amis.

i TITI. Au revoir, Georget.

■ Georget sort.

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