‹ Pièces de théâtreChapitre 818 sur 1069 · TITI, PHROSINE, MARIE, JUSTIN · texte numérisé non relu

TITI, PHROSINE, MARIE, JUSTIN

Air: Je payais d'une bonne fortune.

(Deuxième acte du Triolet Bleu. )

ENSEMBLE

Quel plaisir! bis. Lorsqu'on vient de se divertir ;

Quel plaisir ! bis.

Comme on s'empresse d'accourir.

Quand on n'a pas vingt ans Faut s' donner du bon temp s, De pied ferme un attend la vieillesse

LE MAGASIN THKATRAI.

Tni.

Lorsque l'on se Tait vieux.

Pour être un peu joyeux , Faut avoir des souv'nirs de jeunesse.

Reprise cCensemble.

Quel plaisir! bis.

Lorsqu'on vient se divertir ;

Quel plaisir 1 bis.

Comme on s'empresse d'accourir.

TITI, passant au milieu. Bonjour, mesdemoiselles... comment que ça va?., pas mal, tant mieux, et moi d' même.

Il les cajole,

PHROSIXE. Mon Dieu, ÎM. Titi comme vous êtes gai, aujourd'hui?

TITI. Aujourd'hui, comme hier, comme avant-z-hier. .. et tomme après-demain. La gaîté!.. je ne connais que ça... (^S^atançant prés de Marie qui range ses provisions.)^'estce pas, mamzelle Marie?.. Tiens, qu'est-ce que c'est que ça ?

JUSTIN. C'est-y de bonnes choses ?

PHROSINE, Faut pas leur z'y dire; quand on connaît la carte, il n'y a plus d' plaisir... Ah ça, oùs qu'est donc le remplaçant... Est-ce qu'il dort encore le Lorrain?.. Faut lui l'aire des farces.

JUSTIN. Il est sorti... il est allé voir les abattoirs.

TITI. En v'ià un de physique amusant.

Ah ça, mes poulette.<«, faut nous amuser.

MARIE. Nousamuser.. .etle diner, qu'estce qui le préparera?

PHROSINE. Elle a raison... et puis faut nous ménager pour ce soir.

TITI. Ah! oui... à la barrière.

PHROSINE. Si vous voulez, nous irons au salon de Flore.

TITI. Fi donc!., mesquin!.. Au giand salon du Lion-d'Or, à la bonne heure... Ah ! le Lion-d'Or... parlez-moi de ça !

..^ ; I leureu:^ habilans des beaux vallons...

Ce n'est qu'au Lion-d'Or Que le plaisir charme la vie,

Sans bruit, sans effort.

On y brave les coups du sort, ùitùt que l'arcliet vient exhaler son haimonie ,

A trois sous l' cachet On pevil fuir' danser son objet.

Au premier S!jî;nal , Du bal

Et de la contredanse,

On saute, et d'un boiul, Crac, on prend sa place au grand rond ;

On s'pose adroit'meni , Vis-à-vis d'une connaissance ;

Puis, artislemcnt, On balance avec senlimenU Avec volupté Si vol' beauté Danse et s'élance.

Si par la chaleur Son visage a pris d' la couleur, D'un litre ou d'un broc pour lui plair' faites la dé«

(pense j Et ce n'est qu'un prêt

Dont l'amour paie l'intérêt.

; Afin d'obtenir,

! Si douc'raent vous lui dit's : Bobonne,

Laisse-toi fléchir!

' Impossibl' de n' pas réussir.

L'amour, les quinquets, le vin, la poussière, le I (Ironibiinne,

I Tout vient l'attendrir

Et l'éblouir Et l'étourdir.

Le verre à la main , Comme sur le champ de bat;iil!t:,

Attaquez soudain.

Serrez-lui tendrement la main...

En valsant

Gainien; ,

Pressez-lui doucement la taille,

La main sur son cœur.

Tâchez de d'viner vol' bonheur.

Dans c' moment si doux, Saisissant un mot, une œillade,

Loin des r'gards jaloux, Tâchez de tomber à ses g'noux ;

Si , là , sans courroux , Eir accept' du veau , d' la salad;',

Vousèl's sonépou\, El ça vous coût' trois livr's dix so;:s.

Ce n'est qu'au Lio!i-d'Or, Que le plaisir charme la vie,

Sans bruit, sans elforl.

On y brave les coups du sort.

Sitôt que l'archet vient exhaler son harmonie,

A trois sous 1' cachet On peut faire' danser son objet".

Reprise (TeniemLLe.

Ce n'est qu'au Lion-d'Oi-, etc.

riiiM^ine, i^- vous retiens pour la preni (' !t\

PHROSIXE. Volontiers.

JUSri?;. Pour lors, Marie, te v'iù forcée (le lue picndre pour cavalier.

MARIE Je ne m'en plains pas, Justin.

TlTi. Dites donc, v'ià une idée qui me vient... je veux fournir mon plat pour le festin... je vas le cherchtrr.

* Marie, Titi, Phrosine, Justin.

LA TIBELIRE.

MAr.lE. Coivmient! vot' plat?

TlTl. Oui, une surprise... je ne vriusli; I montrerai qu'an dessert.

PimasiIVE. Oh! Titi, dites-nous ce que vous allez acheter, hein? est-ce sucré?

c'cst-y de la frangipane... c'est-y du !lan?

TlTl. Phrosine, ne soyez doncpasportéc coinuie ça sur les alimens... c'est quelque :li()se, v'Ià ce que c'est. {Phrosine passe d qauche. — Bas d Justin.) Je te laisse S(!ul avec elles, sonde leurs caractères, {liant ; Ahca, oùs qu'estdonc mon couvre- amour?

AhMe v'ià.

Il prend son chap^^au.

Air du quadrille dis Puritains.

y vas cliLTcher ma friandise.

Dont chacun aura so part ; L' festin , gracj ii ma surprise Egal'ra le lostiii d'Baliazar.

y4 Jufriin )

ïoi , Justin . rrmplb bii-n ton message. Tais i'ailicie aup;ès 'le mu beauté; Du bigou , d' rembarras d' l'étalage, ChauiT'-moi ça, j' te nomme mon député.

tieprise.

y vas chercher, etc.

JOSTIIf.

Vas cliercher ta friandiâc.

MAfllE et PHROSINE.

Apportez voir' friandise , etc.

Ttli sort,

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