ACTE SECOND
Un marchand de vin. — Porte au fond. — Portes latérales. Une table à droite , avec une chaise.
M. RONDONNEAU , puis J ACQUOT.
M. RONDO>'NEAU , entrant par le fond.
Garçon!.. Hé bien, personne! (Il frappe sur la table avec son parapluie.) Garçon ! la boutique !
JACQUOT
Voilà: voilà! Qu'est-ce qu'il faut servir à Monsieur? un litre? un demi-litre ?.. unecbopine? trn canon? un poricbinelle ?
RONDONNEAD.
Doucement... doucement... Est-ce vous qui êtes le premier garçon de l'établissement?
JACQCOT.
Je suis le premier , le second et le troisième. . je suis le, seul et unique... Donnez-vous la peine de vous asseoir, on va vous servir... Qu'est-ce que
vous désirez? une à quinze... cachet vert ...Va poui une bouteille à quinze !
RONDONNEAU
Garçon, vous êtes un vrai moulin à paroles. Je viens vous prendre des renseignemens... je ne veux prendre que des renseignemens.
JACQDOT.
Ah! alors, on n'en tient pas ici... Adressez-vous aux Petites-Affiches ; vous allez suivre le boulevart tout droit, jusqu'à la porte Montmartre... vous tournerez à gauche.
RONDONNEAU, impatienté.
Garçon, comment vous appelle-t-on?
JACQUOT
Jacquot , pour vous servir.
RONDONNEAU
Et moi Rondonneau, pour vous être agréable ..