‹ Pièces détachées (volume 2)Chapitre 20 sur 38 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il n’existe sur Guillaume aux Blanches-Mains, parfois appelé Guillaume de Champagne, que deux monographies un peu détaillées. Celle que lui consacre au tome XV, l’historien de Vancienne littérature française^ et celle^de Marlot au troisième volume de V Histoire de la ville et du diocèse de Reims.

Tout en reconnaissant l’utilité partielle de divers travaux antérieurs, comme ceux de Duchesne, du baron d’Auteuil, nous devons dire que nous les avons peu suivis. Les erreurs ou les lacunes y sont trop abondantes.

La monographie de V Histoire littéraire est trop courte, semble-t-il, pour faire connaître un homme qui fût mêlé à toutes les affaires de son temps. Elle présente les événements dans l’ordre chronologique.

L’auteur n’a pas connu toutes les sources ; et la critique de certaines n’étant pas achevée, quelques erreurs se sont glissées dans son travail.

La vie de Guillaume aux Blanches-Mains écrite par Marlot est fort brève. Elle n’intéressait hauteur de V Histoire de Reims subsidiairement. Il ne donne les détails de sa vie qu’au moment où il devint archevêque de cette ville.

En dehors de ces travaux imprimés il existe quelques monographies manuscrites, conservées aux Archives du

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Vatican, à la Bibliothèque de Sens, dans la collection de Champagne à la Bibliothèque Nationale. En général elles sont fort courtes, se répètent toutes, et leurs auteurs ne s’arrêtent qu’aux grands faits de la vie du Cardinal de Champagne.

Les sources de notre travail ont été de deux sortes : narratives et diplomatiques.

Les sources narratives françaises, flamandes et anglaises nous ont fourni les renseignements sur le rôle politique, et la vie de l’archevêque. Exactes et précises, les sources anglaises ont été souvent, sinon presque toujours, mises à contribution. Roger Wendover, Benoist de Peterboroug, Howeden, Gervais de Cantorbery, Raoul de Dicet, sont les principaux chroniqueurs que nous avons consultés. Robert du Mont, la chronique de Tours, Rigord, Guillaume Le Breton, les annales d’Anchin, nous ont été des sources précieuses, moins abondantes toutefois que les sources anglaises.

Nous avons, en général, suivi les dernières éditions données ; pour les unes, les éditions du Maître des Rôles, pour les autres, les éditions critiques de MM. Léopold Delisle et Delaborde.

Quant aux documents et aux actes qui nous ont servi principalement pour la seconde partie de notre travail, et pour dresser le catalogue des actes de Guillaume aux Blanches-Mains, ils proviennent en partie de recueils imprimés ou de grandes collections.

Les cartulaires du diocèse de Chartres, édités par MM. Merlet, Guérard et Métais, d’autres encore, le car- || tulaire général de TYonne, le cartulaire général de Varia nous ont été de toute première utilité. La collection Moreau et celle de Baluze nous ont fourni de nombreuses pièces, la collection de Champagne presque aucune.

Nous avons tiré des Archives de l’Yonne conservées à Sens et à Auxerre, des Archives de l’Eure-et-Loir et des dépôts de Châlons et de Reims de nombreux documents'

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Le dépouillement et le classement des séries G et H n'étant point encore absolument terminé à Chartres ni à Châlons, il peut encore rester dans ces dépôts un nombre d’actes assez restreint. Certains ouvrages particuliers nous ont encore donné quelques documents. Nous les avons mentionnés dans la bibliographie de notre travail.

Nous avons dressé cette bibliographie par ordre alphabétique, mentionnant même des ouvrages qui ne nous ont fourni qu’une mince contribution.

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