C. Trésorier
En 1190, Guillaume aux Blanches-Mains confirma une donation faite au trésorier par Henri de France, son pré-
(1) Rapports avec le Chapitre.
(2) Varin, t. i®’’, p 421.
(3) Varia, pag'e42l. Note. Cartul. A. du Chapitre de Reims, fol^ 51-52
(4) Id. page 422, acte CCXCill.
(5) Lettre à Pierre le Chantre. Cf. appendice F‘', in fine.
a) : Montigny-sur-Vesle, canton de Fismes.
b) : Betheny, canton de Reims.
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décesseur. L’archevêque ayant augmenté les redevances dues par le trésorier en cire, lumières nécessaires pour l’éclairage de l’église et la célébration du culte, il avait en échange donné au trésorier les revenus de la Villeneuve près Cormicy et du vivier qui y était situé (1).
Le trésorier de l’église de Reims était tenu de pourvoir à l’éclairage de la maison de l’archevêque. Il devait lui fournir shl se trouvait à Reims, lors de la fête de la Purification, dix livres de cire, deux seulement en cas d’absence.
Ainsi que nous l’avons' dit plus haut les revenus de la trésorerie furent en 1192 modifiés pour devenir ceux du prévôt.
D. Chantre.
Considérant que le chantre de l’Eglise de Reims, Thomas, n’était pas assez rémunéré pour les services quhl rendait, Guillaume aux Blanches-Mains lui concéda trois muids de blé en 1196 (2).
Déjà en 1191 un muid de vin lui avait été accordé en échange de la cession faite par lui au Chapitre de N.-D. d’une maison qu’il détenait au bourg de la Couture, et dont Guillaume l’avait prié de se dessaisir (3).
E. Ecoles^ Ecolâtres.
Sous l’influence des idées d’Alexandre III, des décisions du Concile de Latran (1179), Guillaume s’intéressa d’une façon particulière aux écoles, approuvant les fondateurs d’écoles ecclésiastiques (4) remettant aux mains
(1) Arch. de la Marne (Reims). Cartul. blanc du Chapitre, fol® 24 r®
(2) Varin, t. ur, p. 414, acte CCLXXXIV.
(3) Cart. B. du Chapitre, Reims, f° 187 v°. Cal. des actes, n'* 227.
(4) Approbation en 1196 de la fondation d’une école, par Beaudoin IV, et de la donation d’une prébende à l’écolâtre. Bib. Nat‘® Collection Moreau, vol. 97, f’ 52.
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des églises celles dont la direction leur avait échappé, comme à Gand, par exemple (1).
A Reims, les écoles furent favorisées par Guillaume. Il y attira Foulque « maître d’une très grande doctrine (2) ».
En 1190, il augmenta les revenus de l’écolâtre Garnier en lui donnant deux muids de blé par an, à prendre sur ses propres moulins; en 1192, il lui assigna une stalle au chœur, lui accorda une prébende, au choix du Chapitre, chargé d’élire Técolâtre. Cinq muids de blé lui furent encore donnés à cette date par l’archevêque (3). La même année Guillaume fit confirmer cette donation par le Roi (4).
Institutions charitables.
Les revenus des lépreux de la ville de Reims n’étaient pas considérables, Larchevêque de Reims qui prenait grand pitié de ceux que déchirait cette horrible maladie, s’efforça d’augmenter leurs ressources.
En 1 176, — ce fut un des premiers actes de Guillaume — il accorda des indulgences à ceux qui viendraient aux foires des lépreux (5). Malgré cette faveur, les foires ne devaient être que peu suivies. Les ressources des lépreux furent peu à peu augmentées par Guillaume, qui en 1182 leur accorda (6) une rente de dix livres, huit setiers de froment à prendre dans ses moulins de la chaussée de la Vesle, sans avoir à payer de droits de mouture.
(1) Miroeus et Foppens, Op. Dipl. t. ii, p. 974.
(2) Abbé E. Gauly, Histoire du Collège des Bons Enfants et de l'Université de Reims.
(3) Gallia Christ. X, Inst. col. 51.
(4) Varia I, F® partie note 420. Cari. gén. du Chapitre.,îo\. 8, R®.
(5) Marlot, Histoire de Reims, page 768.
(6) Duchesne, Histoire des Cardinaux français^t. il.
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Lors de la fondation du bourg de la Couture, Guillaume déplaça les foires des lépreux, qui jusqu’alors s’étaient tenues dans le quartier Saint-Lazare. Par le même acte qui transportait les foires au nouveau bourg, une nouvelle rente de cent setiers de froment était donnée aux lépreux (1). .
Enfin la même année, considérant la misère et la pauvreté des malades, l’archevêque octroya aux lépreux le droit de prendre chaque semaine deux charretées de bois, dans les bois de Chaumuzy. Philippe Auguste confirma cette dernière donation (2).
L’année qui précéda sa mort, le cardinal de Champagne fonda à Reims un hôpital pour vingt pauvres. Il accorda pour Tentretien de l’hôpital, qui prit le nom de Saint- Antoine, les treize prébendes que saint Remd avait instituées pour être partagées entre les pauvres, et qui^depuis longtemps n’étaient plus mises en distribution, dérobées qu’elles avaient été par d’indignes personnes (3).
Huit muids de froment sur le sesteilage de Reims, soixante-dix muids de vin des vignes de Montbarrois, cinquante-deux charretées de bois à prendre à Chaumuzy, vingt-cinq livres de revenus à percevoir sur les halles de Reims, tela furent les revenus constitués à Lhôpital par Guillaume aux Blanches-Mains. En outre, il établissait un franc servant qui devait veiller à l’administration des biens de l’hôpital, était autorisé à revêtir l’habit ecclésiastique et devait jouir de toutes les prérogatives habituelles des francs servants. Philippe Auguste confirma cette nouvelle fondation.
(1) Octobre 1201. Varin, I, 2® partie, p. 446.
(2) Varin I, partie, page 447 ; L. Delisle, Cai. des actes de Philippe Auguste.
(3) Marlot, Histoire de Reims, III, p. 776.
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Guillaume aux Blanches-Mains et les Bourgeois
DE Reims.
Nous mentionnerons ici simplement la charte de 1182, pour laquelle Guillaume rétablit à Reims l’échevinage (1). En 1187, Guillaume régla entre les habitants de la ville de Reims et Alain de Rosay un différend au sujet des terres situées sur le territoire de Sainte-Geneviève, les bourgeois furent reconnus justiciables de ce seigneur pour ces propriétés (2).
Il est probable que nous avons ici une preuve des conflits de juridiction qui se produisaient entre les bourgeois et les seigneurs depuis le rétablissement de l’échevinage. Les bourgeois préféraient s’en remettre aux décisions de leurs élus plutôt que de s’en rapporter aux jugements de leur seigneur.
Si l’archevêque avait jusqu’à certain point abandonné le droit de justice sur les habitants de Reims, il conservait toutefois le droit d’administration. Ainsi, en 1197, les bourgeois, désirant construire des halles nouvelles, durent demander l’autorisation de faire cette construction. Mais en même temps ils firent, il est vrai, des remontrances à l’archevêque, qui venait de bâtir un nouveau marché (3). Guillaume dut leur promettre qu’il ne ferait plus construire de nouvelles halles et leur abandonna le droit qui lui appartenait.
(1) Guill. et le Rég-ime communal.
(2) Varin I, 1’’® partie, pag-e 408.
(3) Varin, id., page 433.
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Guillaume aux Blanches-Mains et les Diocèses