‹ Pièces détachées (volume 2)Chapitre 37 sur 38 · ANALYSE DES REGISTRES DES OBITS · texte numérisé non relu

ANALYSE DES REGISTRES DES OBITS

1574. En avril. — Obit de Nicole Denault, prêtre, docteur en théologie, curé de Dreux.

Du ^21 septembre. — Obit de Jean Rotrou [le premier de la généalogie étoit procureur du Roy en 1480).

En septembre. — Obit de Jeanne Gebert^ veuve de Thomas Rotrou.

En octobre. — Obit de Marie Petit, veuve d’Allain Rotrou.

Du 29 décembre, — Bout de l’an de M’’® Pierre Rotrou, en son vivant lieutenant général de Dreux [cest celui porté sur la cloche de V Hôtel-de-Ville).

1575. Du 26 janvier. — Inhumation de Marie Rotrou, femme de Bernard Couppé, advocat.

Du 19 juillet. — Service de M® Beranger, curé de Dreux.

Du 18 septembre. — Inhumation de Nicolas Rotrou, chanoine de la collégiale Saint-Etienne.

1576. Du 15 avril. — Salut fondé par Michel Lanoë, architecteur.

1577. Du 12 janvier. — ■ Inhumation de Jean Depont, docteur en médecine.

Du 25 juin. — Mariage de Nicolas Rotrou.

1578. — En la semaine de Quasimodo, il gela fort, les vignes furent entièrement gastées.

Du 23 may . — Inhumation de Michel Lespine, curé de Dreux.

(1) Obit, service fondé pour le repos de l’âme d’un mort et qui doit être célébré à des époques déterminées.

ARCHIVES COMMUNALES

* J 579. Du 7 avril. — En cette semaine, se fit un merveilleux temps. Les eaux firent grand dommage partout. Le 8, ce fut un déluge d’eau.

Du 14 juillet. — Inhumation de Jean Badouleau, chanoine de Chartres.

1580. Du 6 septembre. — Mariage de Guillaume Chaillou, advocat en l’élection de Dreux.

158^2. — Il y eut à la fin de l’année quelque atteinte de peste, qui enleva une quarantaine d’individus.

158o. — Du mois de may au mois d’octobre, il y a eu 23 pestiférés qui sont morts.

Du 26 octobre. — Inhumation de damoiselle Elizabeth Chevalier, en son vivant femme de noble homme Guille de Rotrou, seigneur de Marsalin.

1584. Du 14 décembre. — Inhumation de Catherine Ménestrel, veuve de Nicolas Regnard, âgée de 55 ans.

1587 . — Il se manifesta encore quelque ressentiment d’épidémie des années précédentes, car la mortalité fust grande vers la fin de l’été et en automne.

On compta 36 décès en septembre ;

57 décès en octobre ;

40 décès en novembre ;

23 décès en décembre ;

Total 156 en quatre mois, soit trois fois plus que dans le cours ordinaire.

1588. — Il régnait à Dreux un air malsain. On enterrait de 15 à 30 personnes par semaine dans les deux paroisses, notamment dans les mois de juin, juillet et octobre.

1589. Du 2 août. — Inhumation de Jehan Le Breton, commissaire de l'artillerie de M^® les princes de l’Union, tué au siège de Pontoise.

DE LA VILLE DE DREUX

Du y®' octobre. — Inhumation de Claude Hautteterre, sergent royal, tué à Nogent-le-Roy.

Du 14 novembre. — Ce jour mardy, ceux de Nogent-le- Roy (1) pensèrent surprendre les fauxbourgs de Dreux, mais ils furent repoussés avec perte d’hommes. Ce même jour, furent inhumés à Dreux deux hommes de Chaudon, le père et le fils, souldards, tues à Dreux, dans une charge.

On remarque encore un nombre extraordinaire de décès dans les six derniers mois de cette année., savoir :

En juillet

48 décès.

En août . . . ' .

En septembre

En octobre

En novembre

En décembre

Au total.

1590. — Le dernier febvrier, fust assiégée la ville de Dreux par le Roy de Navarre (Henri IV),' qui fust mercredy, et le vendredy fust tiré plusieurs coups de coulleuvrine de la Baste contre le chasteau. Le samedy lendemain, fust tiré contre le chasteau de cinq pièces d’artillerie jusqu’à cinq cent soixante-seize coups : brèche faicte, assaut donné qui dura de quatre à cinq heures et bien soutenu fust le dimanche, et les siens repoussés de même pluie de cinq cents, et estant tellement repoussés de la digue des escalades levèrent le siège le samedy onziesme de mars, à leur confusion (2). Fust tué bien peu de gens

(1) Le maréchal de Biron, qui avait embrassé la cause de Henri IV, était venu assiéger Nogent-le-Roy et s’en était rendu maître. H avait confié le gouvernement de la ville et du château au sieur de Béthune (depuis duc de Sully), qui maintint la place dans l’obéissance et de là fit des excursions fréquentes du côté de Dreux.

(2) Trois jours après, le 14 mars, Henri IV battait complètement l’armée de la Ligue dans la plaine divry, à 20 kil. de Dreux. Lire dans le Gui notre curieux récit de cette célèbre victoire.

PIÈCES DÉTACHÉES, Ht® SÉRIE.

AHCHIVES COMMUNALES

de Dreux que de souldards. Fust donné 25 coups de batterie contre le clocher {ou rocher).

Cette semaine, nul service ne fust faict en l’église de Monsieur Saint-Jean, à cause que ladicte église fust polluée.

Du ^8 février, — Inhumation de Claude Canu, tué pendant le siège.

Du 4 mars. — Inhumation à Saint-Etienne de M"" François Hej, prebstre, occis ès ramparts, en la brèche. Le même jour, inhumation de neuf hommes des nostres, souldards.

Dans le courant de mars, inhumation d’une trentaine de souldards blessés pendant le siège et logés chez les habitants.

Du 8 may. — Inhumation de la femme Denis Vallée (elle fut tuée).

Du 30 may. — L’église Saint-Jean fust réhabilitée et bénite par Denault, curé de Dreux, en ayant commission de Monseigneur de Chartres.

Du 16 juillet. — Ce jour lundy, furent exécutés par justice Jean Herbin (1), drapier drapant, et Papillon, sergent, qui à Nogent avaient vendu le chasteau et ville de Dreux aux huguenots méchamment.

Du 18 juillet. Ledict jour de mercredy, la nuit, furent chargés les Martigny, de Villiers et aultres, pensant ravitailler la grosse tour, où périrent avec M^ de Bellefond 30 ou 40 hommes, sans en avoir nul des nostres esté tué sur le chemin.

Du 13 août. — Inhumation de Jean Larue, marchand bonnetier, tué en vaillant homme aux armées.

(1) Jean Herbin fut pendu au bout de la halle. En 1593, lorsque la ville eut été prise par Henri IV, le maire et les échevins firent élever une croix à l’endroit où l’exécution avait eu lieu, <( pour rétablir en quelque sorte l’honneur de la mémoire et de la réputation de ce bourgeois, condamné injustement v ; on y grava ces deux vers :

Ceux Dornini lænem civis restaurai honorem ;

Perque crucem civis fit memoranda fides.

DE LA VILLE DE DREUX

Du 17 octobre. — Inhumation de Guillaume Chaillou , mort au chasteau.

Du 18 décembre. — Inhumation de de Falandres, capitaine, tué à moçt à Couches dans une embuscade. Ses entrailles furent enterrées dans le chœur de l’église Sainct- Pierre. Le lendemain mercredy, procession de la bataille de 1562.

1591 . Du 11 février. — En marge est écrit : La ville de Chartres assiégée et battue par le Béarnais.

Du 15 février. — Ce jour, on essaya de prendre le chasteau de Dreux par trahison (1) ; ceux de Nogent-le-Roy repoussés, à la confusion des huguenots.

Du 13 mars. — Inhumation de Pierre Lebon, prebstre (il fut tué).

Du 15 mars. — Inhumation de Jehan Forest, tué par les huguenots sur le pont.

Du 12 mars. — Procession générale avec le Saint-Sacrement pour mémoire du siège devant Dreux.

Du 2 avril. — En ce jour fust battu Chartres (2). Furent les octaves de Symon Cosnel, advocat, tué à Mantes.

(1) Donnant raconte que « les royalistes avaient proposé aux sieurs Laporte, gouverneur du château, et Contenant, qui l’était de la ville, de leur vendre la ville confiée à leur fidélité; ceux-ci firent semblant d’y acquiescer et on fit des conventions; en conséquence, dans la nuit du 15, quelques gentilhommes, avec le vidame de Chartres, se présentèrent dans les fossés pour être montés par-dessus le mur à l’aide d’une corde ; on donna le signal ; on monta d’abord les gentilshommes, qui furent faits prisonniers, et, comme le vidame avec un autre hésitaient à monter, on tira sur eux, en criant: « Aux traîtres! » mais ils se sauvèrent. »

(2) Avant de commencer le siège, Henri IV avait voulu tenter la voie amiable : le 16 février, un trompette et un héraut avaient sommé les Chartrains de se rendre, mais le maire et le gouverneur avaient répondu qu’ils résisteraient tant que le roi n’abjurerait pas l’hérésie. Les sommations et les attaques continuèrent pendant tout le mois de mars. Le 21, un marchand de Nogent le-Roy, nommé Gérard de Radepont, fut envoyé à Dreux vers MM. de Contenant, de Vitry et de Faucon, lieutenants de la Ligue, pour « les semondre de s’acheminer vers

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Du 19 avril. — Entreprise de nul effet. Chartres rendu à l’obéissance de Henry JV, roy de Navarre.

Du avril. — Inhumation de M. de la Thuilerie, tué à Saint-Thibault le samedy d’avant.

Du 5 juin. — Inhumation d’un enseigne de M. Contenant, blessé à mort (Ce Contenant étoit un des commandants de Dreux).

Du 10 juillet. — Ce jour, fust faicte une défense entre Mézières et Ecluzelles. En fust tué beaucoup des nostres et davantage des leurs.

Du ^3 juillet. — Inhumation du sieur Dubouet, capitaine des harbousiers à cheval, blessé à l’affaire de Mézières.

Du 17 septembre. — Inhumation de noble homme Jean Gogeru, seigneur de la Fosse^ tué à Saulnières.

Du 19 octobre. — En ce jour, fust rendue (oa vendue) la tour de Eermaincourt (1).

Du W octobre. — Ce jour, fust faicte une grande affaire de huguenots, qui assaillirent ceulx de Dreux, dont furent repoussés à la guerre par Dreux.

Du *27 octobre. — Inhumation d’Allain Rotrou, mort tué à Eermaincourt.

1592. Du 7 mars. — Inhumation de Thomas Hâton (il fut tué).

Du 12 mars. — Procession générale en mémoire du siège.

Du 26 mars. — Inhumation de Sainte-Colombe, homme d’armes, tué à Eermaincourt.

Du 19 avril. — Inhumation de Gabriel Brochand, qui fut tué par un souldard.

Du 15 juin. — Inhumation de Catherine Mérienne, femme

Chartres pour le secours d’icelle. » Ceux-ci lui remirent des lettres remplies de belles promesses, mais muettes quant à 1 époque de l’envoi du secours.

(1) Henri IV. en levant le siège de Dreux, avait fait continuer celui du château de Fermaincourt, que défendit vaillamment pendant de longs mois un bourgeois de Dreux nommé Pierre Châtel.

DE LA VILLE DE DREUX

de Thibault Le Maréchal, tuée d’un coup de charbouze (arquebuse).

Du 8 juillet. — • Ledict jour fust exécuté par justice Bertrand Coupillan, accusé d’avoir esté en un vol et un viol non pour luy.

Du W octobre. — Inhumation du s'- Rotrou-Montaigu, lieutenant de M’’ de Cavallon, commandant au chasteau de Fermaincourt. Il fust tué sur le chemin dans une rencontre entre Dreux et Fermaincourt (1).

Du ^25 décembre. — Il fust donné une charge au bois du Gazon. Il en fust donné aussj une ce jour-là vers Montfort, où furent tués plusieurs Béarnais.

En cette année., la mortalité a encore été très forte dans les mois de septembre^ octobre et novembre. Elle sest principalement étendue sur les enfants et jeunes personnes. On compta : %

J 593. Du 11 mars. — Procession générale avec le Saint- Sacrement pour la levée du siège de Dreux.

Du 13 avril. — Fust donné une charge à la garnison à la^ vallée Tranchot comme elle revenoit de la guerre ; il en mourut 5 à 6.

Du 7 may. — Inhumation du capitaine Bellanger ; il fust tué dans une alarme.

(1) Les Rotrou de Montaigu et de Marsalin avaient embrassé la cause de Henri IV et s’étaient joints à son armée. « Le corps de Rotrou-Montaigu, rapporte Hersant delà Poterie, fut porté dans la ville et enterré dans l’église Saint-Pierre, dans la chapelle des Rotrou qui s’appeloit en ce temps-là la chapelle de Saint-Laurent ; elle a été depuis honorée du titre de Saint-Nicolas ; elle avoit été concédée à Thomas de Rotrou, lieutenant général de Dreux, son grand-père. Les armes des Rotrou sont à la vitre de cette chapelle ; elles porteht de gueule au chevron d’or brisé, accompagné de deux étoiles d’or et d’une rose d'or en pointe sur champ d’azur. »

En septembre En octobre .

En novembre.

55 décès

Total. . . . 213

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Du 1 i may. — Ledict jour, furent tués vers Chartres cinq hommes de la garnison de cette ville.

Du ^5 may. — Inhumation de Louis Le Tellier, seigneur de la Gastine ; il fut tué au Tripot (i).

Du ^26 may. — Il y eut une action à Fermaincourt, où la garnison de Dreux envoya des secours et perdit 18 hommes .

Du 9 juin. — En ce jour, fust assiégée la ville de Dreux par le Roy de Navarre.

Du 14 juin. — Inhumation du fils d'Antoine Délavai, maire, tué au chasteau. Ce même jour, fust battu le boulevard de la porte Parisis. Furent tués des nostres quelques dix hommes et un grand nombre des ennemis.

Du 19 juin. — Nous montasmes au chasteau, dans lequel nous fusmes trois semaines.

Du 23 juin. — Pendant les nuits du mercredy 23 et du jeudy 24 furent tués plusieurs.

Du 24 juin. — Inhumation de Guillaume Loiseleur, arbalétrier, tué.

Du 30 juin. — Inhumation de Claude Hautteterre, sergent royal, tué.

Du 4 juillet. ~ En ladicte semaine, furent les morts inhumés au chasteau en l’église Saint-Etienne ; plusieurs moururent ès fossés hors ledict chasteau, emmy lesquels le fils de maistre Pierre Gravelle, procureur du Roy.

Du 5 juillet. — En ce jour fut signée la capitulation (2).

Dans une note marginale on lit : « Le présent registre ne mentionne que quelques inhumations depuis le 9 juin jusqu’au 11 juillet, ce qui met dans l’impossibilité de

(1) En ce temps-là, un tripot était un jeu de paume, un lieu pavé de pierre ou de carreau et entouré de murailles, dans lequel on jouait à la courte paume. « Il yen avait un d’ordinaire, écrit Furetière, dans toutes les villes subalternes du royaume. » Ce ne fut que plus tard que, pris en mauvaise part, ce mot désigna une maison de jeu mal famée.

(2) Nous donnons plus loin, dans un appendice, la copie de ce traité.

de la ville de DREUX

prouver ceux qui ont péri pendant le siège du chasteau (1). »

Du 1 j août. — Service et inhumation de Pierre Chaillou, le jeune fils de Pierre Chaillou du Cornefitué à la GrosseTour,

Du 5 septembre. — Ce jour furent réconciliées les églises Saint-Pierre et Saint-Jean par Tarchidiacre de Dreux,

Du 3 novembre. — Service pour Pierre Gravelle, procureur du Roy.

Nota. — Ce Pierre Gravelle^ procureur du Roy, étoit un des sept habitants de Dreux qui furent pendus après la prise du chasteaii. Sa femme fut se jeter aux pieds de Henri IV pour avoir sa grâce y elle étoit belle, elle V obtint ; mais à son retour il étoit déjà exécuté. Il y avoit dans ce nombre Antoine Délavai, maire de Dreux, dont le fils, gendarme de Henri IV , obtint la grâce (2).

1594. Du 30 janvier. — Inhumation du fils de Jean Renault, procureur, tué.

Du "25 mars. — Ce jour, fust chanté le TeDeum avec procession pour le Roy.

(1) Le registre des actes de l’état-civil qu’a relevé M. Merlet porte la note suivante :

« Depuis le mois d’octobre 1592 jusqu’au 27® juin 1593, la plus grande partie des registres des baptesmes a esté perdue pendant le siège et dans le pillage de la ville de Dreux, tous les habitants s'étant retirez au chasteau ; cependant il en a esté recouvré quelques-uns de-^ puis le l®*" janvier 1593 jusqu’au 27® juin suivant, qui ont esté transcrits sur les registres signés des curés de ce temps. » L’ouvrage de Merlet ne mentionne, pendant cette longue période, ni mariages, ni baptêmes, ni sépultures.

(2) Nos vieux historiens nous racontent pourquoi Henri IV ordonna cette exécution sommaire, qui contrastait avec sa générosité habituelle envers les vaincus. Alors que la capitulation était signée, un certain nombre d’assiégés, refusant de s’y conformer, se réfugièrent dans le château, d’où ils continuèrent à injurier le Roy comme ils l’avaient déjà fait dans la Tour Grise, avant sa chute ; mais ils durent bientôt se rendre. « Le 10 juillet, raconte Donnant, les habitants sortirent du château pour offrir leurs clés au Roi et lui demander pardon de lui avoir résisté. Le Monarque les reçut avec bonté et les confirma dans leurs privilèges, choses qu’ils n’avoient osé demander, mais, irrité contre ceux qui Tavoient insulté, il les fit pendre au lien où l’on a bâti depuis le couvent des Capucins. »

ABCHIVES COMMUNALES

Du S avril. — Salut foadé par Michel Lanoë, architecteur .

Du ^21 mai). — Dans la nuit du 21 au 22 may, les vignes furent gelées.

Du 22 novembre. — Ce jour, a esté célébrée une messe de dévotion pour le maire de Dreux qui se nommait Antoine de Laval.

Du 25 décembre. — En la nuit de Noël, a esté la gelée forte.

1595. Du mardi) 1o juin. — Ce jour, fust la procession de Sainte-Gemme ; fust compté quarante-deux bannières et les croix avec grande multitude de peuple ; il tomba force eaux et tonnerre.

Du 16 octobre. — Inhumation d’honorable homme Remy de Beauvois, licencié ès loys, maire de Dreux. Son corps fust porté en la maison de ville.

1596. Du 13 août. - — Inhumation de l’homme de chambre de M. de Roquelaure, gouverneur de Dreux, mort de peste, venu de Paris.

1598. Du 28 mars. — Procession générale de la réduction de la Bretagne. Ce jour, l’ambassade d'Angleterre passa par Dreux.

Du 13 juin. — Inhumation de Pierre Pigoreau, de Dreux, tils de Jean Pigoreau, homme d’armes de la compagnie de Cezard, mort à la guerre.

1599. Du 22 avril. — Ce jour, les vignes furent gelées.

Du 8 août. — Dans la nuit, tonnerre et grêle, vignes

grêlées.

1600. Du 18 avril. — Inhumation de noble homme Etienne Péan, secrétaire de la P^eyne, conseiller de la maison de Madame sœur du Roy.

Du 27 avril. — Inhumation de Jehan Métézeau, architecteur, maître de la conduite des affaires de son état pour l’église Saint-Pierre.

Du 2 may. — Inhumation de la veuve Jehan Métézeau.

DE LA VILLE DE DREUX

Du Si) ma JJ. — [iiliamation de Rém\^ Barbereau, premier vicaire de Saint-Pierre.

Du 14 décembre. — ■ Inhumation de Guille Chaillou Paine, capitaine des Noës.

1601 . Du 5 janvier. — Inhumation de Simone Badouleau, veuve de Pierre Gravelle, procureur du Roy, qui fut pendu par les ordres de Henry IV.

Du ^29 janvier. — Inhumation de, Marie Beaunoyer, veuve de Jean Jouvelin, tailleur en pierre.

Du 2o septembre. — Cç jour dimanche, fust dédiée Péglise de ville.

1602. Du 17 février. — Maiiage à Saint-Jean de Jean Halingre, papetier, avec Marie Maréchal, de Cherisy.

Du 12 juillet. — Dans la nuit dudit jour, grand tonnerre, grêle et eau. Le tonnerre chut au donjon.

Du SI juillet. — Ce jour, fust décolé le sieur de Biron (I).

160S. Du SI janvier. — Mariage de Claude de Troye, écuyer, maistre d’hôtel de la dame et princesse d*’Aumale, avec Françoise-Julie, fille de Guy Gravelle, docteur en médecine.

Du 1S avril. — Inhumation d’honorable homme messire p Guy Gravelle, docteur en médecine, seigneur des Landes.

Du 1S avril. — La nuit d'entre le samedy et le dimanche, tonnerre, éclairs, pluye,etle dit jour de dimanche, grand vent, pluye et grêle. L’église de Notre-Dame de Verneuil fust bruslée par le tonnerre.

Du 17 août. — Grand tonnerre, avec grandes eaux et foudre.

En la présente année, il y a eu une grande mortalité sur les enfants dans les mois de septembre, octobre et no-

(1) Après avoir servi fidèlement Henri IV pendant de nombreuses années, le maréchal de Biron entra dans deux conspirations contre lui. La première fois, le roi lui pardonna, mais, la seconde, il le lit décapiter.

378 ARCHIVES COMMUNALES

vembre ; il en est mort 101 , savoir : 30 en septembre, 53 en octobre et 18 en novembre.

En la présente année, on a commencé à payer les mariages 5 sols ; jusque-là, ils n'étaient payés que 3 sols.

1604. Du juin. — Ce jour mardy, tonnerre, pluye et perdition de biens, de maisons et dê granges ; les bestes furent noyées aux environs de Dreux, comme à Garnay et aultres endroicts.

1605. Du W mars. — Dans la nuit, vers les neuf ou dix heures, un déluge emporta quatre personnes.

Du D2 octobre. — Ce jour, furent fouettés six voleurs de bourses.

1606. Du 4 septembre. — Vers les onze heures du soir, le tonnerre tomba sur les écuries de Thostellerie où pend pour enseigne l’ymage Sainte-Barbe., faubourg Saint-Thibault, qui furent bruslées, ce qui occasionna de grandes pertes; un cheval fut frappé et mourut.

1607 . Du 15 juillet. — Inhumation de Nicole Bauldry, femme de Jacques Allaire, vigneron.

« Cette femme, dit une note marginale^ fust massacrée par son mari. » A la date du 5 août, une autre note marginale, recouverte d'encre, laisse encore apercevoir ces mots : « Ledit jour, fust pendu Jacques Allaire, et son corps mis en terre non bénite. » On ne peut lire le reste.

1609. Du 26 may. — Ce jourd’huy, la reine Anne-Marie de Médicis, femme de Henry IV, roy de France, arriva à Dreux et le lendemain alla à Anet, où le roy Henri IV la trouva; le samedy suivant, sur le soir, le P. (]oton (1), qui

(l) Le Père Coton était le confesseur de Henri IV. Un jour qu’il reprochait au roi d’employer à tout propos l’expression Jarnidieu (je renie Dieu), celui-ci lui répondit qu’aucun nom ne lui était aussi familier que celui de Dieu, excepté peut-être celui du P. Coton. « Eh bien ! sire, répartit le relig^ieux, dites donc Jarnicoton. » Ce fut ce que fit désormais Henri IV.

DE LA VILLE DE DREUX

étoit à la suite de ladite dame, prescha en l’église Saint- Pierre.

1610. Du 14 may. — Henry IV, roy de France, fut préditement tué d’un coup de couteau dedans son carrosse, passant par la rue de la Ferronnerie, proche Saints-Innocents, dedans la ville de Paris, le vendredy 14 may et environ sur les quatre heures après midy.

Et le lendemain, le Dauphin fut couronné dedans la sainte église des Augustins en laditte ville.

Du 14 juillet. — Obit de Jean de Saint- Aubin, qui a donné le lieu presbytéral existant dans la rue de l’Evesché.

1611 . — Cette année est encore remarquable par sa mortalité du commencement de may à la fin de septembre.

Il y eut en may ........ SI décès, %

en juin 49

en juillet 41 — -

en août 32 —

en septembre 34 —

Total . .... 187

Sur ce nombre il y eut plus de 150 enfants.

1614, — Cette année, il y eut à Dreux une mortalité extraor- p dinaire sur les enfants ; elle commença vers la mi-octobre 1614 et ne finit quà la fin de mars 1615, mais le plus fort fut en novembre et décembre / il en mourut 10, 12 et 15 par semaine dans Dreux,

1616. Du 16 juillet. — Inhumation de Pierre Donnant,

maistre de l’auberge de la faubourg Saint-Jean.

1617 . Du 6 février. — Mariage de Charles de Lisle à la fille de Philippe de Hautteterre du Cornet. [La maison du Cornet était une auberge de Dreux).

1618. Du 4 septembre. — Inhumation de la veuve de M. de Louvigny. (Ce Louvigny étoit un officier supérieur des troupes en garnison à Dreux lors du siège et qui s\'/ ''toit f .ré].

ARCHIVES COMMUNALES

1619. Du 10 mai's. — Inhumation de François Brochand, alors maire de Dreux. (Un salut fut fondé par lui).

16'"2^2. Du 31 juillet. — Léonor d’Estampes, évesque de Chartres, est venu à Dreux ; le lendemain dimanche, il a officié à Saint-Pierre ; le lundy, a donné la confirmation et a tonsuré ; le mardy, a officié aux Capucins et au chasteau. Il a lop^é chez M. de Saint-Aubin et a reparti pour Chartres le mercredy.

1624. En la semaine du 20 au 24 juillet, la peste a commencé à f Hostel-Dieu par un gueux étranger qui y avoit été reçu et avoit été pansé par M. Pierre Fouchet, chirurgien à gages pour les pauvres, lequel ne connut le mal, et ledit gueux avoit maladie d’un poullain ; bien vite fust la peste.

Du 13 août. — Inhumation de la femme de Charles de Lisle, de son fils trois jours après et de lui-même c^uatre jours après.

Du 29 août. — Inhumation de Germain Rotrou, maire de Dreux, mort en charge.

Grande mortalité dans le mois d'octobre à Dreux ; il y mourut 74 personnes j elle continua en novembre.^ mais moins grande ; cétoit la peste ; il y mourut encore 31 pjersonnes dans les trois premiers mois de 1625, outre les morts ordinaires.

La mortalité des mois d'août, septembre, octobre et novembre a été de 202 individus, savoir :

En août 35

En septembre 39

En octobre 79

En novembre 49

1625. — On remarque 6)5 décès du 5 octobre au 15 novembre, en 40 jours.

1626. — On remarque encore une grande mortalité du 23 août au décembre, principalement sur les enfants, savoir :

DE LA VILLE DE DREUX

Du ^3 au SI août.

En septembre.

En octobre En novembre.

9 décès

Total.

16'27. Du ^6 may. — InhumatioQ de Robert Faquillon, chanoine de Saint-Etienne, curé de Dreux et régent du collège.

Du 14 décembre. — Inhumation de Martin Menestrel (1), prestre, aumosnier ordinaire du frère du Roy.

16^8. Du jeudy 15 juin. — Léonor d^Estampes, évesque de Chartres, vint à Dreux, visita toutes les églises et passa jusqu’au samedy d’après la semaine de son arrivée, remplissant toutes les fonctions de son état, preschant, -donnant la confirmation et officiant solennellement.

Du dimanche W août. — Madame la comtesse de Soissons et de Dreux arriva en cette ville sur les sept à huit heures du soir et y séjourna j usqu’au mardy suivant environ sur les huit heures du matin; et, les deux jours qu’elle y séjourna, a entendu la messe à l’église Saint-Pierre, où elle a promis de donner un tabernacle pour servir à ladite église (2). P

(1) Dans un manuscrit de 1735 trou vé dans les papiers de Rotrou, Martin Menestrel est désigné comme « aumosnier du cardinal de Richelieu. » Et la note ajoute : c< Ce Menestrel, qui fut coadjuteur de l’Evesque de Chartres, fut empoisonné par son valet de chambre ; ce qu’ayant découvert avant de mourir, il lui donna 1,000 livres pour l’aider à se dérober des mains de la justice. 11 passe pou" avoir été très savant et avoir composé une quantité de sermons et de commentaires sur saint (nom illisible) dont les manuscrits sont égarés et en partie dispersés dans la famille. »

(2) Le 22 août 1761, M" Pierre Bonnet, curé de Saint-Pierre, a écrit sur le registre la note suivante :

« On ignore si et en quelle année ce tabernacle a été donné. Le tabernacle de la sainte Vierge étoit autrefois dans le chœur ; du moins on le dit. On ne sait en quelle année celui du chœur a été acheté et par qui il a été acheté. »

ARCHIVEES COMMUNALES

Du S octobre, — Inhumation de Claude Angiboust, huissier au Chastelet de Paris, mort de la peste.

I6S0. — Il se fit encore sentir un grain de peste cette année : le registre mortuaire indique plusieurs personnes mortes de cette maladie^ notamment :

Du "24 mars. — Inhumation de noble homme Gabriel de Rotrou, seigneur de la Muette.

Du 10 juillet. — Inhumation de Charlotte Brochand.

Du ^0 juillet. — Inhumation de Jean Chaillou.

Du 30 août. — Inhumation de Gabriel Gastel.

Du 30 août. — Inhumation de Nicolas Buhot, président de TElection.

1631 . — Il y eut encore de la peste à Dreux en cette année, laquelle se manifesta en juin et finit en décembre, Voici par mois et par semaines le tableau de la mortalité :

Juin,

Juü.

Août.

Sept,

Oct.

Nov.

Déc.

fre

Sem.

ÏÔ8

Total : 483.

Il parait d'après le registre que vers la fin d'août on commença à inhumer les morts de la peste sans les présenter à l'église^ car il n'est pas fait mention des frais d'inhumation., mais quelques jours après d'un service pour eux. Parmi les morts nous relevons notamment les noms suivants :

Du 7 may. — Urbain Garnier, prestre, curé de Dreux.

Du ^26 may. — François Brochand, chanoine de Saint- Etienne.

Du P'' juin. — Jean Mussard, marchand drapier.

Du 28 juin. — Pierre Loyseleur, inhumé a Saint-Jean.

Du 16 juillet. — Jacques Lecomte, des trois Roés (Rois).

DE LA VILLE DE DREUX 383

Du 17 juillet. — HoQorable homme Louis Leveillard,docteur en médecine (1).

Du *28 juillet. — Marguerite Futault, femme de Louis Houard, procureur.

Du 15 août. — Guillaume Buhot, président de l’Election.

Du 26 août. — La femme de Pellerin Thibault, procureur

Du 30 août. — La fille de Denys Luzurier, sergent.

Du 20 septembre. — La femme de Louis Pinchon, contrôleur.

Du 20 septembre. — Raoul Coulon, lieuteiiant général du bailliage. ^

Du 8 octobre. — Michel Brochand, frère de charité.

Du 16 octobre. — L^enfant de Jean Rotrou.

Du 17 octobre. — Jacques de la Plane, frère de charité.

Du 17 octobre. — Barbe de la Censerie, femme d’honorable homme Pierre Chaillou, maire de Dreux.

Du 11 novembre. — L’enfant de Denis Rotrou.

Du 20 novembre. — M^® Bonjean, curé de Saint-Pierre de Dreux.

Du 23 décembre. — Jean Vavasseur, tabellion à Dreux.

1632. — Il y eut le 24 février onze mariages à Saint-Pierre et trois à Saint-Jean : en tout quatorze mariages en un jour.

Il s'est encore manifesté quelque atteinte d' épidémie aux mois^ d'août et de septembre de cette année : 50 personnes sont décédées en août et 33 en septembre^ et surtout beaucoup d'enfants.

1634. Du 13 mars. — Inhumation de la veuve de Germain Rotrou, maire de Dreux.

Du 23 novembre. — Inhumation de Louis Rotrou, prestre.

(1) Le docteur Louis Leveillard mourut victime de son dévouement en soignant les pestiférés; il était âgé de 74 ans. Son corps fut inhumé en l’église Saint-Pierre, dans la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié. Pour honorer cette antique famille, dont plusieurs membres se distinguèrent à Dreux dans l’art de la médecine jusqu’à la fin du XVIIP siècle, le Conseil municipal a donné ce nom, en 1906, à une des rues de notre ville (avant, rue D.orée).

ARCHIVES COMMUNALES

iôSo. Du J O avril. — lahuniatioQ de Louis Edeline, maire de Dreux.

164^2. Du 4 septembre. — Service solennel pour la feue reine Marie de Médicis.

U)4o. Du I J août. — Service pour feu le Ro}^ Louis XIII, par commandement de la Reine Régente'.

1650. — Cette année fut juaiv/uée par une terrible épidémie de fièvre pourprée qui emporta notre grand poète Rotrou ; elle parait avoir commencé à se manifester dans les premiers jours de décembre 1649, car la mortalité augmenta à cette époque ; il y eut 41 morts dans ce mois; elle fut plus grande dans les dix qiremiers mois de 1650.

Le relevé sur les registres mortuaires porte à 553 le nombre des morts sur les deux paroisses de Saint-Pierre et de Saint- Jean ( ! ).

Etat récapitulatif des inhumations pour Vannée 1650, par mois et par semaine :

Jon V.

Fdv.

Mars

Avv.

May

Juin

.iuil.

Août

Sept.

Oc(.

Nov.

Dec.

^le

Sem.

Jo

Toi\-

(tj Louis-Claude Rotrou a inscrit en marg^e dans son manuscrit la note suivante :

Il résulte du relevé que publie le registre que l’épidémie a duré (' onze mois, depuis ety compris décembre 16'j9 où le nombre des morts a été de 41 jusques et y compris octobre 1650, ce qui donna en tout « 517 décès et faille dixième de la population de Dreux, en la suppo- « sant comme elle est aujourd'hui (1800). Il est donc controuvé de « faire dire à Rotrou le poète que l'on sonnaif pour la vinr/f-deuxième per- (( sonne morte du jour où il écrivait, puisque la plus grande mortalité « n'a été que de 25 par semaine, et c’est dans la troisième semaine « de janvier ».

Dans notre ouvrage Les Hôpitaux de Dreux, nous avons démontré, avec documents à l'appui, l'invraisemblance de la lettre que Rotrou aurait écrite à son frère la veille de sa mort.

DË LA VILLE DE DREUX

L'ouvrage de M. Mcrlet ne mentionne aucun décès en l'année 1650, pas même celui du poète Rotrou. Notre Registre des Obits indique un certain nombre de services, parmi lesquels nous citerons notamment les suivants :

Du 7 janvier. — Inhumation de Jacques Marie, lieutenant des apothicaires.

Du 16 janvier. — Inhumation de Claude Rotrou, maire de Dreux.

Du 18 janvier. — Inhumation de Guillaume Brisset, médecin.

Du ^25 mars. — Inhumation de Jean Rogeard, médecin.

Du 27 mars. — Inhumation de Jean Brisset, tabellion.

Du 10 may. — Inhumation de Jacques Rotrou le jeune.

Du 16 may. — Inhumation de Jean Le Menestrel, prestre, chanoine de Saint-Etienne.

Du 19 may. — Inhumation de Jeanne Hautteterre, femme de Louis Houard, notaire.

Du 13 juin. — Inhumation de Neveu, apothicaire.

Du 28 juin. — Inhumation de Jean Rotrou, poète, lieutenant particulier au bailliage.

Du juillet. — Inhumation de Pierre Buhot, officier de la Reyne. ^

Du 4 août. — Inhumation de Nicolas Le Menestrel.

Du 5 août. — Inhumation de Catherine Chaillou, veuve de Jean Le Maréchal.

Du 4 septembre. — Inhumation de la fille du docteur Leveillard.

Du 12 septembre. — Inhumation d’Etienne de la Croix, veuve de François Brochand.

Du 30 septembre. — Inhumation de Jean de la Plane.

Du 14 octobre. — Inhumation de la veuve de Louis Pinson, chirurgien.

Du 13 novembre. — Service pour Nicolas Le Menestrel, décédé à l’armée.

PIÈCES DÉTACHÉES, lU* SÉRIE.

386 archives communales

1651 . Du 30 avril. — InhumatioQ d’Elisabeth Faschu, veuve de Jean Rotrou, vivant bourgeois de Dreux.

Du 4 rnay. — Inhumation de Charlotte Edeline, femme de Claude Rotrou, et avant veuve de Charles Dubois, lieutenant des eaux et forêts.

1656. — A compter de cette année, les mariages, qui jusqu’alors n’avaient été payés que 5 sols, sont portés à 25 sols»

1660- — En ladite année, l’église a perçu 40 sols par mariage, mais on dut bientôt, sur des réclamations, les remettre à 25 sols.

Les registres des Obits dans lesquels nous avons relevé les extraits ci-dessus ne s’arrêtent qu’en 1668, mais ils ne contiennent dans les dernières années aucune note méritant d’être mentionnée.

Nous renvoyons donc le lecteur à l’ouvrage de M. Merlet, où les notes de MM. les curés sur les événements de la ville commencent le décembre 1667 et se continuent très nombreuses jusqu’à la Révolution.

Nous croyons devoir compléter deux d’entre elles relatives aux voyages faits par Louis XV de Versailles à Crécy, en passant par Dreux, pour aller rendre visite à M'"" la marquise de Pompadour.

La première est ainsi conçue :

(( Le vendredy 2R avril 1747, Louis XV, Roy de France, « a passé par Dreux à quatre heures du soir et a continué (( son voiage jusqu’au beau château de Crécy appartenant (( à M™® la marquise de Pompadour. »

La deuxième porte ce qui suit :

(( Le samedi 9 septembre 1752, voyage du Roy au châ- (( teau de Créci, et le 12, feu d’artifice sur l’eau en réjouis- (( sance de la convalescence de Monseigneur le Dauphin, « et le 13, Te Deum dans l’église de Couvé, et huit mariages (( dotez par M“® la marquise de Pompadour. »

DE LA VILLE DE DREUXÎ

Louis XV ne s’est pas borné à ces deux visites. Nous trouvons, en effet, dans les papiers de Louis-Claude Rotrou le document suivant ; nous le reproduisons tel quel, sans nous porter garant de son absolue authenticité, faute d’avoir pu en contrôler et vérifier toutes les données :

Estât des Voiages que le Roy Louis XV a faits de Versailles à Crécy et de Crécy à Versailles, sçavoir :

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