‹ Pièces et documents relatifs à la tenure seigneuriale, demandés par une adresse de l'Assemblée législative, 1851Chapitre 27 sur 162 · COLBERT · texte numérisé non relu

COLBERT

Louis de Buade, comte de Frontenac, conseiller du roy en ses conseils, gouverneur et lieutenant-général pour Sa Majesté en Canada, Accadie, Isle de Terre-Neuve et autres pays de la France Septentrionalle ; et Jacques Duchesneau, chevalier, aussy conseiller du roy en ses conseils, intendant de la justice, police et finances au dit pays.

Sur ce qui nous a été remontré par les Révérends Pères de la compagnie de Jésus, que Sa Majesté, par ses lettres patentes du vingt-neuf mars mil-six-cent-quatre-vingt, registrés au conseil souverain de Québec le vingt-neuf octobre ensuivant, leur ayant fait don de la terre nommée le Sault, contenant deux lieues de pays de front, à commencer à une pointe vis-à-vis les rapides St. Louis, en montant le long du lac, sur pareille profondeur, avec deux isles et islets et batures qui se trouvent au-devant et joignant aux terres de la Prairie de la Magdelaine, pour les raisons mentionnées ès dites lettres et aux clauses et conditions y portées, ils requerroient qu'il nous plut leur vouloir accorder un restant de terre d'une lieue et demye ou environ de longueur, à prendre depuis la dite terre nommée le Sault, en montant le long du lac, vers la seigneurie de Chateaugay, sur deux lieues de profondeur, ce qui leur donneroit encore plus de lieu d'y attirer les Iroquois et autres sauvages, d'en augmenter le nombre, et d'estendre par ce moyen les lumières de la foy et de l'évangile ; Nous, en vertu du pouvoir à nous donné conjointement par Sa Majesté, et pour faciliter encore d'avantage aux dits Pwévérends Pères de la compagnie de Jésus les moyens de continuer les soins qu'ils prennent depuis si longtemps et avec tant de zèle pour la conversion et instruction des dits Iroquois et autres sauvages, leur avons donné, accordé et concédé, donnons, accordons et concédons par ces présentes, le dit restant de terre d'environ une lieue et demye de longueur, à prendre depuis la dite terre nommée le Sault, tirant vers la seigneurie de Chateaugay, avec deux lieues de profondeur, pour en jouir par les dits Révérends Pères aux mêmes charges, clauses et conditions portées par les susdites lettres patentes de Sa Majesté, et de prendre d'elle la confirmation des présentes d'aujourd'huy en un an.

En témoin de quoy nous avons signé ces présentes, et à icelles fait mettre les sceaux de nos armes.

Donné à Québec, le trente-unième octobre mil-six-cent-quatre-vingt.

(Signé) FRONTENAC, DUCHESNEAU.

Jean de Lauson, conseiller ordinaire du roy en ses conseils d'estat et privé, gouverneur et lieutenant-général pour Sa Majesté en la Nouvelle-France, estendue du fleuve Saint I^aurent.

A tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut :

Sçavoir faisons qu'en vertu du pouvoir à nous donné par la Compagnie de la Nouvelle- France, enregistré oii besoin a été, nous avons donné et concédé, et donnons et concédons par ces présentes, aux Révérends Pères de la Compagnie de Jésus, l'estendue de six arpens

de terre et bols à prendre au lieu de Tadousac, en tel endroit qu'ils jugeront à propos pour y bastir et construire une chapelle et autres tels logements qu'ils trouveront bon estre, pour jouir des dits six arpens de terre et bois par les dits Révérends Pères de la compagnie de Jésus, leurs successeurs et ayans cause, en franc, aux mesmes, sans aucune charge, à perpétuité, en pleine propriété. — Si donnons en mandement au grand sénéchal de la jNîouvelle- France, ses lieutenants et autres commis, mettre les dits Révérends Pères de la compagnie de Jésus en possession des dits lieux, en vertu des présentes, de ce faire luy donnons pouvoir.

En foy de quoy nous avons signé les présentes, et à icelles f;iit apposer le cachet de nos armes, et contresigner par l'un de nos secrétaires.

Fait au fort St. Louis de Québec, ce premier juillet mil-six-cent-cinquante-six.

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