LOUIS
Louis de Buade, comte de Frontenac, conseiller du roy en ses conseils, gouverneur et lieutenant-général pour Sa Majesté en Canada, Accadie, isle de Terre-Neuve et autres pays de France septentrionale.
A tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut :
Savoir faisons que sur la requête à nous présentée par le sieur de Verchère, tendant à ce qu'il nous plaise luy vouloir accorder une lieue de terre d'augmentation dans la profondeur de sa seigneurie de Vercher et la joindre et incorporer à icelle, les terres de laquelle seigneurie étant peu propres à la culture, Nous, en vertu du pouvoir à nous donné par Sa Majesté conjointement avec monsieur Duchesneau, conseiller du roy en ses conseils et intendant de la justice, police et finances de ce pays, et en considération des services qu'a rendus le dit sieur de Verchère en ce dit pays où il est venu enseigne dans le régiment de Carignan, et que nous espérons qu'il continuera de rendre à l'avenir, avons, au dit sieur de Verchère, donné, accordé et concédé, donnons, accordons et concédons par ces présentes la dite lieue de terre à prendre dans la profondeur de sa dite terre et seigneurie de Verchère, lesquelles demeureront unies et jointes ensemble, pour en jouir par lui, ses hoirs et ayants cause à toujours, aux charges, clauses et conditions portées par le titre de concession de la dite seigneurie à lui accordé par monsieur Talon, ci-devant intendant en ce pays, en date du vingt-
neuf octobre mil six cent soixante et douze, et de prendre d'hui en un an, de Sa Majesté, la confirmation des présentes.
En témoin de quoi nous avons signé ces présentes, à icelles fait apposer le sceau de no» armes, et contresigné par l'un de nos secrétaires.
Donné à Québec le huitième octobre mil six cent soixante et dix-huit.
(Signé) DE FRONTENAC.
Jacques Duchesneau, chevalier, conseiller du roy en ses conseils, intendant de la justice, police et finances de Canada, Accadie, Terre-Neuve et autres pays de la France Septentrionale.
A tous ceux qui ces présentes lettres verront, salut :
Savoir faisons que sur la requête à nous présentée par le sieur de Verchere, tendant à ce qu'il nous plut lui vouloir accorder une lieue de terre d'augmentation dans la profondeur de sa seigneurie de Vercher et la joindre et incorporer à icelle, les terres de laquelle seigneurie étant peu propres à la culture, Nous, en vertu du pouvoir à nous donné par Sa Majesté, conjointement avec monsieur le comte de Frontenac, conseiller du roy en ses conseils, gouverneur et lieutenant-général pour Sa Majesté au dit pays, en considération des services qu'a rendus le dit sieur de Vercher dans ce dit pays où il est venu enseigne dans le régiment de Carignan, et que nous espérons qu'il continuera de rendre à l'avenir, avons au dit sieur de Verchere donné, accordé et concédé, donnons, accordons et concédons par ces présentes, la dite lieue de terre à prendre dans la profondeur de sa dite terre et seigneurie de Vercher, lesquelles demeureront unies et jointes ensemble ; pour en jouir par luy, ses hoirs et ayants cause, à toujours, aux charges, clauses et conditions portées par le titre de concession de la dite seigneurie à lui accordé par Monsieur Talon, ci-devant intendant en ce pays, en date du vingt-neuf octobre mil six cent soixante et douze, et de prendre, d'hui en un an, de Sa Majesté la confirmation des présentes.
En témoin de quoi nous avons signé ces présentes, à icelles fait apposer le sceaux de nos armes, et contresigné par notre secrétaire.
Donné à Québec, le vingt-deuxième octobre mil six cent soixante et dix-huit.
(Signé) DUCHESNEAU.
Louis de Buade Frontenac, chevalier, comte de Palluau, conseiller du roy en ses conseils, gouverneur et lieutenant-général de Sa Majesté en Canada, Accadie, isle de Terre-Neuve, et autres pays de la France Septentrionale.
A tous ceux qui ces présenfes lettres verront, salut :
Sur la requête à nous présentée par le sieur de Verchère, enseigne, par laquelle il nous a exposé que Monsieur Talon, ci-devant intendant de la justice, police et finances de ce pays,
il h\y avoit concédé au nom de Sa Majesté une concession sur le fleuve Saint-Laurent, devant laquelle il y avoit deux Isles, dont l'une est appelléè l'Isle aux Prunes et l'autre l'Isle Longue, lesquelles ne pouvoient être propres qu'au pâturage, étant la plus grande partie de l'année submergées par les eaux, et si basses qu'il étoit impossible d'y faire aucune habitation ; nous requérant qu'attendu la commodité que la nourriture des bestiaux lui pourroit donner pour l'augmentation de son habitation, il nous plut l'en gratifier et les ajouter au titre de concession qu'il avait obtenu de sa dite terre : Nous, en vertu du pouvoir à nous donné par Sa Majesté, et en considération des bons et louables services qu'il a rendus à Sa Majesté, et l'affection avec laquelle il se porte pour continuer à lui en rendre en toute sorte de rencontres, nous avons donné, accordé et concédé, donnons, accordons et concédons par ces présentes au dit sieur de Verchere les deux Isles, Tune appellée l'Isle aux Prunes, et l'autre l'Isle Longue, qui sont vis-à-vis la devanture de sa concession, pour jouir par le dit feieur de Verchere, ses hoirs et ayants cause, des dites deux isles aux mesmes clauses, charges et conditions portées dans le titre de concession à lui accordé par le dit sieur Talon, le vingtneuvième octobre mil-six-cent-soixante-et-douze, et à la charge d'en obtenir la confirmation dans un an, de Sa Majesté.
En témoin de quoi nous avons signé ces présentes, à icelles fait apposer le sceaux de nos armes, et contresigné par l'un de nos secrétaires.
Donné à Québec le sixième jour d'août mil-six-cent-soixante-et-treize.
(Signé) FRONTENAC.
Scellé.
LECHASSEUR, Avec paraphe.
(Signé) BEGON.
Titres d'un Fief au Nord-Ouest dans la rivière de Richelieu,