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de jours, espérant lasser sa constance, mais à l’expiration de ce terme, le geôlier lui signifia que s’il ne sortait pas le lendemain, de bon gré, il avait reçu ordre de le mettre à la porte. M. Bédard haussa les épaules et continua ses calculs algébriques. Comme plusieurs membres de sa famille, M. Bédard était un profond mathématicien.
« Le geôlier patienta le lendemain jusqu’à une heure de relevée, mais voyant alors que son prisonnier ne faisait aucun préparatif de départ, il lui déclara que s’il n’évacuait pas les lieux de bonne volonté, il allait, avec l’aide de ses porte-clefs, le mettre à la porte. M. Bédard, voyant que l’on prenait les choses au sérieux, et que contre la force il n’y a pas de résistance, dit au gardien : « Au moins, mon- « sieur, laissez-moi terminer mon problème. « Cette demande parut si juste au sieur Reid, le geôlier, qu’elle fut accordée d’assez bonne grâce. Monsieur Bédard satisfait, à l’expiration d’une heure, de la solution de son problème
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géométrique, s’achemina à pas lents vers sa demeure h »
i. De Gaspé, Mémoires, pp. 341 et 342.
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