JOSEPH-ISIDORE BEDARD
Joseph-Isidore Bédard
Joseph-Isidore, le troisième fils de Pierre Bédard, naquit le 9 janvier 1806. Comme, en 1816, Bédard remplissait, à Trois-Rivières, ses fonctions de juge du district, il envoya Isidore, alors âgé de dix ans, au collège de Nicolet, où il fit un cours assez brillant. Il se livra ensuite à l’étude du droit, et lorsque son père mourut, l’aspirant au Barreau était à la veille de terminer ses études légales. En effet, il fut inscrit sur la liste des avocats le 14 octobre 1829; son père était mort à la fin d’avril précédent.
Isidore Bédard fut un de nos jeunes poètes les plus estimés ; sa fibre, toujours patriotique, sut parfois remuer les cœurs de nos Canadiens. Etienne Parent l’a comparé à Rouget de l’Isle, l’auteur de la Marseillaise. Nous ne sommes pas prêt à endosser ce témoignage d’antan, mais il est certain qu’à cette époque reculée Sol canadien terre chérie 1 sut compter de bénévoles admirateurs. Nos poètes actuels sont arrivés aisément à dépasser Bédard ; toutefois, ils ne nous ont pas fait oublier cette strophe de cet hymne vraiment patriotique :
Si d’Albion la main chérie Cesse un jour de te protéger,
Soutiens-toi seule, ô ma patrie !
Méprise un secours étranger.
Nos pères, sortis de la France,
Etaient l’élite des guerriers,
Et leurs enfants de leur vaillance Ne flétriront pas les lauriers.
Aux élections générales de 1830, Isidore Bédard fut élu député du comté de Saguenay. Ses talents et l’avantage d’être l’un des fils de