‹ Pierre BonnardChapitre 10 sur 48 · Giulio Carlo Argan · texte numérisé non relu

Giulio Carlo Argan

, La vie du peintre.

La galerie de Vollard (6, rue Laffitte).

| Au premier plan, Vollard, debout.

A gauche, assis, Pissarro et, derrière lui, Renoir. A droite, assis, Degas; debout, Bonnard.

Le théâtre des Pantins (6, rue Ballu).

| Au premier plan, Franc-Nohain,

| Alfred Jarry, Claude Terrasse.

Assis devant la table,

Bonnard modèle une marionnette.

Derrière lui, son frère Charles.

A droite, Ferdinand Hérold.

} Couverture pour une pièce de musique, vers 1890. p

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de Franc-Nohain et Alfred Jarry. « D’Ibsen et de Maeterlinck jusqu’à « Ubu roi » d'Alfred Jarry, ce fut une série de découvertes, de révélations : l’art de la mise en scène se transformait aussi, le trompe-l’œil proscrit faisait place au décor d’imagination, à la tenture de rêve.” » « Il n’y a plus de tableaux, il n’y a que des décorations, proclamaient-ils déjà en 1890; il nous faut des murs à décorer. » D’où encore ces plafonds et ces panneaux, l’assemblage des tableaux en triptyques, emploi du carton et du bois comme supports, de la détrempe et de la colle... Cette esthétique décorative évoluera chez chacun deux suivant une tendance particulière; tendance au mysticisme chez Maurice Denis et Verkade; goût de lallégorie et de la mythologie chez Roussel; intimisme enveloppant comme une tenture chez Vuillard. Au sens de l'intimité Bonnard ajoutera toutes les fantaisies du rêve

et de l'imagination.

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